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Des documents sur la souveraineté nationale en Mer Orientale [Vietnam+]

[ndlr] La question des archipels vietnamiens dans les annales impériales de la dynastie des Nguyen. La bibliothèque de l’IAO (Fonds Langlet-Quach) possède la collection complète de cette précieuse réédition japonaise.

 

Le chercheur Hô Tan Phan vient de remettre au Comité national des frontières des documents sur la souveraineté nationale sur les deux archipels de Hoàng Sa (Paracel) et de Truong Sa (Spratly).

Il s’agit d’une copie du recueil “Dai Nam thuc luc” (Annales royales du Grand Viet Nam) de la dynastie des Nguyên (1802-1945), réédité par l’université japonaise de Keio. En effet, les annales originales sont des ouvrages xylographiques. Le “Dai Nam thuc luc” [大南寔錄] comprend plus de 550 livres totalisant près de 33.000 pages. Il a été élaboré par le Bureau d’historiographie qui, créé en 1820 sous le règne du roi Minh Mang, était chargé de la recherche, de la mise au point rédactionnelle, de la gravure et de l’impression des tablettes de la dynastie des Nguyen. De 1961 à 1981, l’université japonaise de Keio a étudié et photographié ces tablettes pour publier enfin une version de 20 tomes de plus de 8.000 pages.

HoTanPhanMr. Ho Tan Phan and the valuable document. © VietnamNet

Selon le chercheur Ho Tan Phan, ces annales historiques comprennent 13 parties sur l’étendue de la souveraineté du Vietnam concernant Hoàng Sa et Truong Sa. Il s’agit donc d’une solide preuve de la souveraineté vietnamienne sur ces deux archipels. -VNA

Source : Vietnam +, 07/06/2015.

Voir aussi :

Image “à la une” : le Đại Nam thực lục en 20 volumes dans le Fonds Langlet-Quach © FG

Viêt-Nam : le casse-tête chinois

CasseTeteChinoisLes communistes vietnamiens seraient-ils tombés dans un piège chinois et de longue date ? C’est que peut laisser à penser la situation actuelle après plus d’un mois de crise autour de l’affaire des plateformes positionnées dans la Mer de Chine méridionale. Le Parti communiste vietnamien (PCV) apparaît comme ligoté par son passé, son présent et son futur si aucun changement de régime n’intervient. Voici quelques réflexions succinctes autour du « casse-tête chinois » imposé au Viêt-Nam par son grand voisin du nord.

Une faible réaction de l’Etat-Parti : Des paroles sans actes ?

Après avoir agité le drapeau du nationalisme avec les débordements que l’on sait, le gouvernement vietnamien a fait entendre sa (petite) voix sur les ondes des radios et télévisions du monde. On y retrouve la sempiternelle revendication historique sur les Paracels et le mot d’ordre inlassablement lancé à la Chine depuis début mai : “La Chine doit retirer immédiatement la plateforme des eaux vietnamiennes” (Trung Quốc phải rút ngay dàn khoan ra khỏi vùng biển Việt Nam!). Depuis lors, le discours ne change pas et se décline avec une certaine ténacité sur les médias online vietnamiens. Par exemple, quotidiennement plusieurs journaux relaient de façon très efficace l’information venant de la confrontation en mer qui se limite actuellement à une petite guerre des nerfs à coup de canons à eau et de bousculades entre navires (un bateau de pêcheur vietnamien fut néanmoins coulé le 26 mai) [1]. Malgré des médias très remontés, pour l’heure, l’Assemblée nationale vietnamienne ne s’est contentée que d’un communiqué officiel (Thông cáo) le 21 mai 2014 [2].

Tình hình Việt Nam hiên nay! / La situation actuelle au Viêt-Nam © 2014 HNNDTBTCTQ
Tình hình Việt Nam hiên nay! / La situation actuelle au Viêt-Nam © 2014 HNNDTBTCTQ

Que fait la Chine ? De son côté, avant que la République Socialiste du Viêt-Nam (RSVN) n’internationalise le problème de façon officielle autrement que par des manifestations de soutien de compatriotes à l’étranger (comme à la belle époque du FNL Sud-Vietnam en guerre), la Chine a pris les choses en main. Largement médiatisé sur les médias officiels chinois, son dossier porté à l’ONU ressemble déjà à une claque [3]. Bien que ne reposant que sur des documents dont on peut contester la validité juridique, ils clarifient et confirment ce que les historiens connaissaient déjà : le degré de soumission de Hanoi à Pékin pendant la période de la guerre d’unification. En s’appuyant sur la Note diplomatique de Pham Van Dong et les manuels scolaires de la RDVN édités jusqu’en 1974, la Chine entend démontrer le volteface de Hanoi sur cette question. C’est assez simple à comprendre, la Chine populaire met en œuvre sa stratégie expansionniste (annoncée dans les textes depuis longtemps) en s’assoyant sur les traités internationaux en matière de droit maritime [4].

Du côté vietnamien, la fameuse phrase de Nguyen Tan Dung à Manille a fit le tour des rédactions de presse pour mettre en avant l’extraordinaire détermination du Premier Ministre. Il a été très clair, le Viêt-Nam ne sera l’esclave de personne [5]. On ne peut qu’abonder dans ce sens. Mais aujourd’hui, qui peut dire que ce dernier a remporté la partie au sein du Politburo contre les tenants de l’amitié indéfectible des deux partis communistes chinois et vietnamien ? De nombreux signes montrent que la rupture entre les deux partis communistes n’est pas à l’ordre du jour du côté vietnamien pour une raison toujours très pragmatique : maintenir la dictature du PCV. Et à ce titre, la marge de manœuvre de Nguyen Tan Dung est des plus réduites.

Le Politburo vietnamien qui n’apparaît toujours pas unifié sur la question des Paracels est en réalité paralysé par ses engagements passés avec le parti frère, son mentor des années de guerre et de nouveau son mentor depuis le début des années 1990. La Chine avait réussi à se développer économiquement fortement malgré le massacre de Tien An Men. Dictature du parti unique (et donc stabilité politique) et économie de marché faisait alors bon ménage et le modèle chinois inspira beaucoup les Vietnamiens.

Un passé compromettant : de la RDVN à la RSVN, le Sud nationaliste à la rescousse

1958_diplomatic_note_from_phamvandong_to_zhouenlaiDepuis le début de la crise deux affaires sont subitement revenues sur le devant de la scène et se révèlent être aujourd’hui de sérieuses épines dans le pied vietnamien. Tout d’abord, la fameuse Note diplomatique de Pham Van Dong, qui a fait couler beaucoup d’encre, et qui, quoi qu’on en dise est un aveu de faiblesse des leaders communistes vietnamiens dans leur stratégie d’existence sur le long terme. A la vue de la longue histoire entre les deux pays, le gouvernement de la RDVN de l’époque a vraisemblablement manqué de perspicacité pour offrir aux Chinois une belle occasion d’affirmer aujourd’hui leur droit de propriété sur l’ensemble des archipels. Bien que réfutée d’un revers de la main par le gouvernement vietnamien, cette note n’a pas fait l’objet d’une annulation officielle par l’Assemblée nationale [6].

Enfin, après le très violent conflit de 1979, quelle fut l’orientation du Politburo vietnamien ? Empêtrer dans une montagne de problèmes sociaux et économiques (exode massif de sa population, inflation à trois chiffres, échec patent de la collectivisation au Sud) il fallait mettre tout en œuvre pour renouer le contact avec le parti frère, là encore au détriment des enjeux nationaux. C’est ainsi qu’en 1990, alors que le Viêt-Nam sortait du bourbier cambodgien affaibli et inquiet des événements d’Europe de l’Est, de la fin annoncée de l’URSS et de la révolte étudiante en Chine (Tien An Men 1989), des contacts sont repris avec la puissante Chine. A l’époque, l’ambition était de se maintenir au pouvoir face à la montée des périls : effondrement économique, révolution de velours, soulèvement paysan… Il fallait pour Nguyen Van Linh, secrétaire général du PCV de 1986 à 1991, limiter sérieusement le Doi Moi (Renouveau) qui prenait des allures de plus en plus évidentes de Printemps vietnamien. Rappelons-nous le courage de certains intellectuels, des écrivains, les manifestations paysannes au Sud en 1988 (et plus tard, en 1997, la révolte des paysans de Thai Binh). L’ouverture devait se concentrer prioritairement sur les aspects économiques. L’appareil politique devait reprendre la main sur les effets non contrôlés du Doi Moi.

En septembre 1990, les instigateurs du Doi Moi se rendirent à Pékin dans le plus grand secret pour rétablir de bonne relations. Au jour d’aujourd’hui fait remarquer le chercheur Ngo Duc Tho personne ne sait ce que contenait comme engagement entre les deux parties ce marché pour un avenir politiquement radieux [7]. Ce que l’on sait c’est que la frontière terrestre fut redessinée pendant dix ans de 1999 à 2009, puis la frontière maritime dans le golfe du Tonkin et que le Viêt-Nam y laissa quelques plumes. Une campagne fut d’ailleurs très habilement menée par le parti Viêt Tân sur cette question. Du côté de la mer orientale, rien n’était réglé. L’affaire des Paracels et des Spratleys restaient sur deux confrontations militaires en 1974 (Hoang Sa) et 1988 (Gac Ma dans les Spratley).

CacTuSiHoàngSa_1974

L’ironie de cette affaire est que la cause de la République Socialiste du Viêt-Nam (RSVN) rejoint aujourd’hui celle âprement défendue par la République du Viêt-Nam (RVN, Sud), l’ennemi honnis du temps de la guerre. Comme le faisait remarquer Nguyen Ngoc Gia, le salut de la RSVN passe donc ironiquement par une forme de reconnaissance de la RVN [8]. Mais l’ancien régime sudiste peut-il être sérieusement convoqué par un État communiste qui insulte à longueur de papiers les vaincus, affublés des termes méprisant de « nguy » (fantoches), « phan dong » (réactionnaires), tous ceux qui restent attachés à leur symbole national (le drapeau jaune aux trois bandes rouges) ? Cela paraît peu crédible. Car l’État communiste n’a, pour l’heure, pas eu le courage de mettre en œuvre une politique de réconciliation nationale officielle avec les réhabilitations nécessaires qu’elle doit engendrer.

Les raisons d’une alliance communiste sino-vietnamienne

Si l’on en croit l’analyse de Valérie Niquet sur la fragilité interne du pouvoir chinois, on est alors en mesure de penser que les deux pouvoirs communistes (chinois et vietnamiens) ont tout intérêt à se réconcilier, chacun pour éviter l’effondrement [9].

Du côté chinois, il faudra éviter de provoquer le Viêt-Nam par des actes répétés de présence dans les eaux revendiquées par ce pays. Ce qui aujourd’hui n’est toujours pas le cas. On observe même une potentielle aggravation de la situation avec l’implantation de la nouvelle plateforme Nam Hai 9 à proximité du golfe du Tonkin (au sud-est de l’île chinoise de Hai Nam) et le harcèlement quotidien dont sont victimes les navires de pêcheurs vietnamiens dans la zone de la plateforme HD 981. Les Américains qui suivent de près l’évolution de la situation ne sont pas loin de penser que l’arrogance chinoise mériterait bien une guerre limitée avec le danger d’un embrasement potentiel de la région [10]. Ils ne sont d’ailleurs pas inactifs dans la région comme le démontre les récentes opérations maritimes conjointes avec les Philippines [11].

Du côté du Viêt-Nam, maintenir un contrôle policier étroit sur la dissidence et minimiser la portée de cette affaire en défendant coûte que coûte une solution pacifique sont les deux volets de la solution choisie sur le front intérieur [12]. A l’inverse, il s’agit sur le front diplomatique et extérieur de maintenir la possibilité de manifestations antichinoises et la menace d’une attaque juridique contre la Chine. Cette dernière option est d’ailleurs fortement préconisée par de nombreux experts (voir le colloque de Danang) [13].

Les amîtres d'oeuvre de la Conférence secrète de Pékin des 3-4 septembre 1990. De gauche à droite : Ly Bang, Jiang Zemin, Nguyen Van Linh, Do Muoi et Pham Van Dong
Les maîtres d’œuvre de la Conférence secrète de Pékin des 3-4 septembre 1990. De gauche à droite : Ly Bang, Jiang Zemin, Nguyen Van Linh, Do Muoi et Pham Van Dong

Cependant, l’un comme l’autre, les deux partis communistes sont en une sorte d’impasse car ils ne présentent plus une forme aussi homogène qu’avant. Comme le démontre les différentes réunions sur la dite “Mer orientale” à Hanoi (colloque “Thoát Trung” à Hanoi le 5 juin) et au sein du Politburo vietnamien, l’unanimité est difficile à obtenir. Ca discute beaucoup autant dans la rue qu’au sommet du pouvoir. Au sein des deux partis communistes chinois et vietnamien, la frange nationaliste n’entend pas céder devant la faction plus idéologique. Mais les deux partis se tiennent mutuellement. Si le PC chinois s’effondre, le PC vietnamien risque de suivre. L’évolution de l’affaire de la Mer de l’Asie du Sud-Est, pour reprendre la terminologie d’André Menras [14], dépendra donc beaucoup de la capacité de dialogue entre les deux partis communistes.

Et puisque l’on reparle beaucoup sur la blogosphère de l’alliance secrète conclue entre les deux politburo à Chengdu en 1990 (Hội nghị Thành Đô) à l’époque visant à faire face à la fin du communisme en URSS et en Europe de l’Est et aux événements meurtriers de Tien An Men, on peut effectuer quelques rapprochements entre les deux pays :

  • Les deux pays marquent une pause sur le plan économique et sont inquiets des failles présentes dans leur système bancaire (l’économie reste le facteur clé du destin politique) ;
  • Les révoltes sociales, ethniques ou religieuses sont de plus en plus courantes et violentes (pour la Chine, le terrorisme ouïgour ; pour le Viêt-Nam, les revendications religieuses chez les Hmongs au nord ou les Hoa Hao au sud) ; des jacqueries paysannes pour les deux pays ;
  • L’idéologie communiste, d’origine étrangère, est vilipendée par de nombreux intellectuels, et ce désormais même sur la place publique (cas récurrent au Viêt-Nam depuis l’affaire de la refonte de la Constitution) ;
  • Le nationalisme, suscité par les deux pouvoirs, reste difficilement contrôlable.

DaDaoTrungQuocXamLuoc

Un horizon flou ?

Au Viêt-Nam, le régime ne montre actuellement aucun signe d’assouplissement envers ceux qui ne partagent pas sa conception du monde. Les religieux bouddhistes Hoa Hao, les Catholiques, les Rédemptoristes, les Protestants, les blogueurs, les dissidents sont plus que jamais dans la ligne de mire de la Sécurité publique. En intensifiant secrètement, à “feu doux” la répression, le but principal pour le pouvoir est de ne porter qu’un seule voix solidaire dans la crise. Mais en faisant cela, le PCV donne du sens à ce slogan ravageur « hèn với giặc, ác với dân » (lâche avec l’ennemi, cruel avec le peuple) que le parti Viet Tan plaça pendant de long mois en exergue sur son site et que chacun murmure. Le Viet Tan, soit dit en passant, bénéficia d’une bonne publicité en se voyant accusé par la Cong An d’Ho Chi Minh-Ville et la presse officielle d’être le principal instigateur des débordements violents de Binh Duong et Dong Nai [15].

"Non, non, nous avons besoin que vous retourniez au travail"
“Non ! Non ! nous avons besoin que vous retourniez au travail”

Car aujourd’hui qui a peur du Viet Tan ? Les idées que ce mouvement pro-démocratique défend depuis sa reconversion à la non violence font leur chemin. L’activisme de ses membres porte ses fruits, leurs slogans tagués “HSTS” (Hoang Sa Truong Sa) dans les campagnes et villes vietnamiennes ont alimenté le nationalisme rampant dont le pouvoir se sait que faire. Au sein même du PCV, les esprits s’échauffent pour exiger une ouverture politique accompagnée d’une réponse ferme au défi chinois. Il n’est pas dit que cela fonctionne car la crispation générale guette l’appareil politique. A demi-mots, les membres du PCV, surtout parmi les plus jeunes vous le confient, “la Chine nous a coincé” [16]. Ce qui remet fortement en cause chez la jeune génération de cadres la politique bilatérale dite des “4 bons” et “16 principes” (十六字方针) toujours défendue par le pouvoir actuel malgré l’échec relatif de la réunion du 18 juin dernier entre Pham Binh Minh et le conseiller d’État chinois Yang Jiechi. Cette réunion importante, vue de l’extérieur, n’a apparemment pas dépasser les courtoisies de façade et la presse chinoise de mettre en avant de façon condescendante que “le fils prodigue vietnamien devait désormais rentrer à la maison”, autrement dit revenir sagement dans le giron protecteur chinois [17].

La première carte "verticale" de la Chine populaire présentée dans le Quotidien du Peuple le 25 juin 2014 © 2014 Le Quotidien du Peuple en ligne
La première carte “verticale” de la Chine populaire présentée dans le Quotidien du Peuple le 25 juin 2014 © 2014 Le Quotidien du Peuple

Que peut faire le Viêt-Nam communiste alors que son horizon semble bouché ? Pas grand chose car sa marge de manœuvre, si aucun changement politique d’envergure n’est mis en œuvre, apparaît bien étroite. De fait, la réaction officielle reste faible, peu audible et aujourd’hui assez peu crédible face à une offensive expansionniste chinoise pourtant claire. L’été chaud qui était prévu suite à l’affaire de l’implantation de la plateforme chinoise risque de se transformer en torpeur générale le temps que l’affront chinois passe, s’amenuise et disparaisse des esprits. La Chine s’est imposée un mois de mai 2014 et tout démontre qu’elle entend garder sa position de leadership sur la Mer, illustrée encore dernièrement par la publication de sa première carte “verticale” le 25 juin 2014 [16]. Ce fait majeur de l’histoire de la géopolitique de l’Asie du Sud-Est devrait en rester là, à moins que la Chine, provocations sur provocations, ne rencontrent finalement la bravoure légendaire des Vietnamiens ou que ceux-ci ne se mettent en marche collectivement et massivement pour engager chez eux la révolution de velours tant attendue chez les opposants et tant redoutée par le pouvoir. Ligoté par son passé, indécis à l’heure présente et apeuré par son futur, le PCV est pris dans les contradictions historiques de sa propre existence. Le défi chinois de mai 2014 est devenu un casse-tête chinois pour combien de temps encore ?

François Guillemot, 29/06/2014.

Notes

[1] Sur la veille des sites d’information vietnamiens sur la « Mer orientale » voir par exemple les rubriques : Tin tức Biển Đông, sur le site de l’Association des Juristes du Viêt-Nam, Biển Đông nổi sóng sur le site Dat Viet, Biển Đông dậy sóng ou Tin tức về chủ đề “biển đông” sur Dan Tri, Tình hình biển Đông sur SEA Times (en vietnamien) ou encore sur Chat Luong Viet Nam. Les autres sites VN Express, Doi Song & Phap Luat ou Tuoi Tre ont également réservé des dossiers sur le sujet. Sur le bateau de pêche vietnamien, voir : Un bateau de pêche vietnamien coulé par un navire chinois, Vietnam +, 26/05/2014.

[2] Vì sao Quốc hội không ra Nghị quyết biển Đông?, VTC, 24/06/2014.

[3] (Xinhua), La Chine révèle des documents clarifiant la situation des îles Xisha, Le Quotidien du Peuple, 10/06/2014 ; The Operation of the HYSY 981 Drilling Rig: Vietnam’s Provocation and China’s Position,  Ministry of Foreign Affairs PRC, 08/06/2014 ; Opération sur la plate-forme HYSY 981 : Provocations du Viet Nam et position de la Chine, China.org, 09/06/2014 ; Un dossier de 8 pages exposant la position officielle chinoise avec le rappel de la note de Pham Van Dong dans les annexes. Voir l’analyse de Carl Thayer, China’s Information Warfare Campaign and the South China Sea: Bring It On!, The Diplomat, 16/06/2014.

[4] Voir l’article de Laurent Gédéon sur Mémoires d’Indochine et l’analyse de Timothy A. Walton, China’s Three Warfares (PDF), Delex Consulting, Studies and Analysis, 2012.

[5] PM Nguyen Tan Dung in Manila: Vietnam to defend sovereignty, Embassy of the SRV in USA, 22/05/2014. Extrait de son allocution : “Tôi muốn nhấn mạnh rằng, Việt Nam kiên quyết bảo vệ chủ quyền và lợi ích chính đáng của mình bởi vì chủ quyền lãnh thổ, chủ quyền biển đảo là thiêng liêng. Chúng tôi luôn mong muốn có hòa bình, hữu nghị nhưng phải trên cơ sở bảo đảm độc lập, tự chủ, chủ quyền, toàn vẹn lãnh thổ, vùng biển, và nhất định không chấp nhận đánh đổi điều thiêng liêng này để nhận lấy một thứ hòa bình, hữu nghị viển vông, lệ thuộc nào đó, Thủ tướng: Không đánh đổi chủ quyền lấy hữu nghị viển vông, Dan Tri, 22/05/2014.

[6] Quốc hội Việt Nam ‘không ra nghị quyết về biển Đông’, VOA, 24/06/2014 ; Quốc hội sẽ không có nghị quyết riêng về biển Đông, VN Economy, 23/06/2014.

[7] Ngo Duc Tho, Hội nghị bí mật Thành Đô 1990, 19/05/2014. Avec la traduction d’un extrait des mémoires de Lý Bằng, le numéro deux chinois présent à cette conférence secrète.

[8] Tran Trung Dao, Việt Nam Cộng Hòa, lối thoát của Hoàng Sa và dân tộc, Dan Lam Bao, 02/06/2014. Dans cette réhabilitation de la République du Viêt-Nam, voir également le témoignage de Nguyễn Ngọc Già, Tôi biết ơn Việt Nam Cộng Hòa, Dan Luan, 11/06/2014.

[9] Valérie Niquet, « Les tensions en mer de Chine révèlent la fragilité du pouvoir chinois », La Croix, 16/06/2014. Traduit en vietnamien sur RFI : Căng thẳng ở Biển Đông thể hiện sự mong manh của chế độ Trung Quốc, RFI, 24/06/2014.

[10] Voir par exemple les deux articles publiés dans The National Interest analysant le challenge de l’hégémonie chinoise : Michael Vlahos, History’s Warning: A U.S.-China War Is Terrifyingly Possible, 26/06/2014 ; David Shambaugh, The Illusion of Chinese Power, 25/06/2014. Lire également l’analyse originale de Song Chi : Nếu chiến tranh Việt-Trung xảy ra…, RFA, 20/06/2014.

[11] Voir : Philippines, U.S. to hold naval drills near disputed shoal in South China Sea, Reuters, 19/06/2014 ; Quân lực Phi Luật Tân tập trận chung với quân lực Hoa Kỳ tại biển Đông, Thoi Bao (The Vietnamese Newspaper), 28/06/2014.

[12] L’initiative de paix du Viêt-Nam : Lê Ngọc Thống, Biển Đông nổi sóng:Chiến lược ‘hòa bình chủ động’ của Việt Nam, Dat Viet, 26/06/2014.

[13] Voir la communication d’André Menras publiée sur Mémoires d’Indochine.

[14] Les voix qui poussent le Viêt-Nam à se défendre juridiquement : Hoài Hương, GS Thayer: ‘Việt Nam phải lên tiếng bây giờ nếu không sẽ mất cơ hội mãi mãi’, VOA, 27/06/2014 ; Nguyễn Đông, Tiến sĩ Nguyễn Nhã: ‘Nếu Việt Nam phản ứng yếu ớt, Trung Quốc sẽ lấn tới’, VN Express, 25/06/2014 ; Mặc Lâm, Kiện Trung Quốc, Việt Nam được gì ngay cả khi thua?, RFA, 24/06/2014 reproduit sur Viet Studies.

[15] Voir par exemple : Công an TP HCM: ‘Việt Tân kích động gây rối trong biểu tình’, VN Express, 06/06/2014. Une version officielle reprise sur une vingtaine de média en ligne (An Ninh TV, Dan Viet, Phap Luat, Tien Phong, Tuoi Tre…). Lire la réponse officielle du Viet Tan aux accusations de la RSVN : Vu cáo Việt Tân để bóp nghẹt lòng yêu nước, Viet Tan, 10/06/2014.

[16] Sur cet impasse, voir : Kính Hòa, Lưỡng nan của người CSVN trong thế đối đầu với Trung Quốc, RFA, 24/06/2014 reproduit sur Viet Studies.

[17] Báo TQ: Họ Dương gọi Việt Nam ‘đứa con hoang đàng hãy trở về’, RFA, Việt-Long- theo Shannon Tirzzi- The Diplomat, 20/06/2014. Voir le CR de la réunion côté vietnamien : Entretien entre Pham Binh Minh et Yang Jiechi, Vietnam +, 18/06/2014.

[18] Voir La première carte de Chine en version verticale, Le Quotidien du Peuple, 25/06/2014 ; La Chine présente la première carte complète de son territoire, China.org, 25/06/2014.

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Informations complémentaires :

Giáp Văn Dương, Thoát Trung Luận, Viet-Studies.

Hãn Nguyên Nguyễn Nhã, ‘Việt Nam và cơ hội thoát Trung lần 4’, BBC Viet, 06/06/2014.

Kính Hòa, Thoát Trung hay thoát Cộng?, RFA, 09/06/2014.

Lê Chân Nhân, Đừng bàn “thoát Trung” nữa mà hành động, Dan Tri, 12/06/2014.

Nguyễn Gia Kiểng, Thoát Trung, nhưng coi chừng một sai lầm bi đát!, Thong Luan, 12/06/2014.

Thanh Trúc, Hội thảo làm thế nào để “Thoát Trung”?, RFA, 07/06/2014.

Thụy My, Vì sao kinh tế Việt Nam quá khó để thoát Trung?, RFI, 26/06/2014. Entretien avec Pham Chi Dung.

Tran Son Lam, Trạnh chấp chủ quyền: Chọn hữu nghị viển vông hay quốc gia, dân tộc?, Giao Duc Viet Nam, 30/06/2014.

Việt Nam cần ‘thoát Trung’ hay không?, VOA, 25/06/2014. Entretien avec Doan Viet Hoat.

MàJ : 30/06/2014.

A lire en complément l’analyse de Dang Xuong Hung, ancien consul de la RSVN à Genève (2008-2012) :

Paracel Spratly Archipelagos – Historical Truth [Danang 19-21 June 2014]

[ndlr] Mise en ligne sur le site de Tran Huu Dung (Viet Studies) des communications faites au colloque de Danang des 19-21 juin 2014.

HoangSaTruongSa_SuThatLichSu_2014Pour accéder au PDF en ligne (18 MB), cliquez sur l’image

TƯ LIỆU ĐẶC BIỆT:  Toàn Bộ Kỷ Yếu Hội Thảo Hoàng Sa – Trường Sa (Đà Nẵng 19-21-6-14)

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Võ Long Tê : Les archipels de Hoàng Sa et de Trường-Sa … [préface de Nguyễn Thế Anh]

VoLongTe_ArchipelsHoangSaTruongSa_1[ndlr] En 1974, la République du Viêt-Nam (au Sud du 17e Parallèle 1955-1975) éditait un ouvrage capital sur la connaissance historique de l’archipel des Paracels. L’ouvrage, préfacé par le Professeur Nguyen The Anh, est désormais en ligne sur le site du chercheur Liam Kelley responsable du site Le Minh Khai’s SEAsian History Blog.

La connaissance que nous avons des îles Paracels, pour ancienne qu’elle soit, est restée longtemps imprécise et incertaine. Dans quelques ouvrages savants vietnamiens, mention en été faite dès le milieu du XVIIe siècle, mais ce n’était que description vague et représentation approximative, bâties sur des renseignements fragmentaires recueillis auprès des pêcheurs et marins qui n’avaient jamais cessé de fréquenter saisonnièrement ces îles. Il faudra attendre des missions de relevé cartographique que l’empereur Minh Mệnh y fait envoyer, la première fois en 1834 avec le “Giám thành Đội trưởng” Trương Phú Sĩ, et la deuxième fois en 1836 avec le “Thủy quân Chánh Đội trưởng” Phạm Hữu Nhật, pour que l’administration s’en forme une idée exacte. Cependant, l’on aura pas attendu pour proclamer, comme le répéteront plus tard les auteurs du Đại Nam nhất thống chí (大南ー統志)que la province de Quang Ngai englobe “à l’Est, s’échelonnant en position tranversale, des îles de sable qui, tout en s’unissant dans un ensemble à d’autres îles font de l’océan un fossé”.

Dans cette étude M. Võ Long Tê s’est attaché à nous retracer cette amélioration progressive de nos connaissances des îles Paracels dans le passé, en s’appuyant sur d’anciens textes qu’il dépouille avec une rare vigueur scientifique, en historien averti. Il faut voir ici plus qu’une oeuvre de circonstance, inspirée par un problème d’actualité : dépassant l’événement, l’auteur nous a finalement fait, avec bonheur, l’histoire de toute une politique territoriale de l’ancien Vietnam. Et c’est à un historien que je rends hommage ici.

Nguyễn Thế Anh, avril 1974.

  • Voir le texte intégral de cet ouvrage en ligne : PDF

André Menras : ‘Battering ram’ and ‘spill-over’ - a chronology of the Chinese annexation of the Paracels

Conférence internationale de Đà Nẵng

“Hoàng Sa Trường Sa: sự thật lịch sử”

19-20 et 21 juin 2014

*

‘Battering ram’ and ‘spill-over’

a chronology of the Chinese annexation of the Paracels, a strategic base for control of the South-East Asia Sea

by André Menras

AndréMenras2011
André Menras Ho Cuong Quyet
© 2011 AFP Hoang Dinh Nam

 

Introduction:

We cannot understand the current situation if we restrict ourselves to a few recent events without taking the risk of viewing current confrontations as an expression of territorial ‘disputes’ where there would be little to choose between the parties in the confusion of responsibility and legitimacy. Pontius Pilate-like neutrality of this kind would exclude any possibility of a fair settlement without which there could be no actual or enduring peace. A chronological study of the key historical moments is absolutely essential, if not sufficient, to identify the sources of the conflict and their current expression in order to weigh them up more effectively to reach a settlement.

Throughout this talk I will not be using the term ‘the South China Sea’, because this term invented by colonial cartographers, from the 1960s onwards, and used in the majority of atlases, has, whether innocently or not, negative connotations in terms of sovereignty. Indeed, as demonstrated by going from ‘South China Sea’ to ‘South Chinese Sea’, a simple change in wording dispossesses bordering countries of this vital maritime area in favour of the Empire. This Mediterranean of South East Asia is not historically or legally, or in ancestral traditions, an exclusively Chinese lake. It is the common property of the countries which border it and the international community which increasingly uses it.

The pre-colonial period

Towards undisputed sovereignty

  • 1702 → The first Hoàng Sà brigade: 70 men from An Vĩnh.(Nguyễn Lords)
  • 1816→ The Emperor  Gia Long : Declaration of the Sovereign Rights of the An nam Empire over Hoàng Sa ( Cát Vàng)
  • 1833 to 1836→ Minh Mang orders: construction of a temple and sovereignty memorial stone, mapping, and the planting of trees
  • 1867→ Thủ Đức awards the title of ‘Hero’ to the sailors sent to Hoàng Sa and who perished during their voyage.

These coherent State acts by the Kingdom of An Nam fully justify the right to sovereignty. 

First colonial period up to the start of the 20th century:

China’s acts which acknowledge Vietnamese sovereignty over  the Paracels

  • 1884: The Treaty of Huế (article 15): “France undertakes to guarantee henceforth the integrity of the realms of His Majesty the King of An Nam”. The Paracel archipelago is one of these realms.
  • 1884: Chinese map of the ‘unified empire’ whose southern border extends only as far as Hai Nan. It does not therefore include the Paracels.
  • 1885: The Franco-Chinese Treaty of Tientsin:  China withdraws any claim to sovereignty over Vietnam and therefore the Paracels.
  • 1906: According to the ” Zhong guó Dìhixué jiao ke shu “, the official school geography textbook, the southernmost point in the country is 18° 13′ latitude north i.e. the south of Hai Nan Island.  The Paracels are therefore not part of the Empire.

First colonial period up to 1945

The beginning of Chinese ambitions:

  • 1909: 24-hour landing of Admiral Li Zhun on Phú Lâm (Pattle) Island under the orders of the Governor of Guangdong and Guangxi.
  • 1921: The Provincial Governor of Canton announces that he wishes to annex the archipelago and annex it to Hainan.
  • 1925: The General Governor of Indochina reaffirms that the archipelagos are An nam lands under French protectorate.
  • 1925-1936: Series of articles by Henri Cucherousset in ‘L’éveil économique de l’Indochine’ (The Economic Awakening of Indochina)
  • 1931-1932: China allows private individuals to collect guano on the archipelago. France objects.
  • 1937- 1939: Detachment of colonial guards on Pattle to build a lighthouse, a weather station, a radio station, and erect a memorial:” The French Republic – Kingdom of Annam – Archipelago of the Paracel Islands -1816- Pattle Island 1938″.

Second colonial period up to 1954

Chinese ambitions become burgeoning claims to sovereignty.

  • 1945: Potsdam Conference – Nationalist China is given the mission of disarming Japan north of the 16th parallel.
  • 1947: Chiang Kaï Chek’s troops land on the eastern Paracel islands. France sends a military detachment which establishes a garrison on Pattle. France suggests international arbitration, which China refuses.
  • 1947: appearance of the first U-shape line with 11 dashes of the S-E Asia Sea.  
  • 1950: China evacuates its garrison on Woody Island. Control of the archipelagos is officially handed over to Bảo Đại.
  • 1951: San Francisco conference. The Paracels and Spratleys are not attributed to any country. The Soviet Union suggests Mao’s China: rejected with a crushing majority. Bảo Đại’s Foreign Minister reaffirms Vietnamese sovereignty. France is silent on the matter.
  • 1954: The Geneva Accords: all the islands are now administered by the SRV (south of the 17th parallel). No Chinese protests during the negotiations.

After Geneva up to the departure of the USA…

The violence of the “fait accompli”.

  • 1956: French retreat and relief by SRV troops on Pattle and the Crescent Group. PRC troops land discretely on the eastern side ( the Amphitrite Group ). This time they will stay.
  • 1958: Diplomatic memo from Phạm Văn Đồng  who ‘notes and approves’ a PRC declaration which sets the boundaries of China’s territorial waters at 12 nautical miles. Peking uses this to support its claims to sovereignty over the archipelagos.
  • 1974: The Chinese navy takes the entire archipelago by force. 64 Vietnamese die. The nearby US Seventh Fleet, do not come to the rescue when asked. The Republic of Vietnam’s observer at the U.N asks for the situation to be considered by the Security Council. Without success. No support is forthcoming from the USA or France.

After 1974 until 2009

China secures  the Hoàng Sa base. Legitimisation. New shows of strength.

  • 10 December 1982: Montego Bay Convention on the Law of the Sea signed and ratified by China and Vietnam will come into force in 1994: “art. 89: no state may validly purport to subject any part of the high seas to its sovereignty’.
  • March 1988: violent battle on Gac Ma (Johnson South Reef). 74 vietnamese killed.
  • 1992: Peking grants the US company Crestone Energy a concession for petrol exploration in Vietnam’s EEZ.
  • 1989 to 1995 occupation of additional reefs and small islands including that of Panganaban reef.( Mischief reef) (The Philippines’ EEZ).
  • 2002: Declaration Of Conduct (D.O.C), “gentlemen’s agreement”. Between China and the ASEAN states. Start of a Chinese campaign of threats and bullying to dissuade foreign companies from cooperating with Vietnam and the  Philippines in these countries’ EEZs…
  • 2007: Chinese law establishes the town of “Tam Sa” attached to Hainan and based in Phú Lâm (Paracels).

From 2009 onwards: consolidation, legitimization, the escalating crisis accelerates, new shows of strength

2009

  • March: the USNS “Impeccable”: path blocked by Chinese naval vessels
  • April: Quingdao: demonstration of the military power of the navy
  • May: – diplomatic memo to the Secretary General of the UN, in reaction to the submission on Vietnam’s sovereignty and the joint submission by this country and Malyasia, which deemed these submissions as ‘illegal and invalid’. China reaffirms its sovereignty based on its famous ‘9-dotted line’, without any historic or legal basis, covering 80% of the maritime zone and all the archipelagos.
  • From 16 May to 1 August: unilateral ban on fishing in the zone claimed by Peking; – setting up of a special department attached to Foreign Affairs to ‘manage questions related to maritime sovereignty’.
  • October: ASEAN summit : Refusal to consider differences over the SE Asia Sea in multi-party talks.
  • December:  ‘To Develop tourism on a large scale’ in the U-shaped zone, the Chinese National Assembly adopts the law to protect and develop the islands.

2011

  • May:  aggression against the ‘Bình minh 02′, a seismic exploration vessel belonging to the Pétrovietnam company,  from Chinese vessels in Vietnam’s EEZ. Goal: to make the EEZ a disputed zone…
  • September: aggression against the ‘Viking II’ from the same company in Vietnam’s EEZ.

2012

  • April: ASEAN summit – China pressures Cambodia, then President, to prevent a joint communiqué concerning a declaration of conduct with legal force (DOC) in the SE Asia Sea.
  • April-May:  Scarborough shoal (Spratleys) : 3-week confrontation with the Philippines within Manila’s EEZ.
  • July: China elects the ‘President of Tam Sa’. Installation of a 3G satellite communications centre on Phú Lâm.
  • August: 23,000 Chinese fishing boats leave Quang Dong and Hainan to fish in the SE Asia Sea – PLA division-sized military unit established in Phú Lâm for the ‘defence zone of “Tam Sa” as an ‘instrument for governing the sea’.

2013

  • June: publication of the book: ‘The city of Tam Sa, China: its history, resources, and role in national defence’.
  • November: ‘Air Defence Identification Zone’ (ADIZ) decreed by China above the East China Sea. Japan and the 10 countries in ASEAN declare that they agree to “cooperate more in order to ensure the freedom of flight and the security of civil aviation…”

2014

  • January: Decree from the Hainan province requiring authorisation from any ‘foreign’ fishing boat active in the ‘U-shaped line’ under penalty of large fines and sanctions which could result in their boat being confiscated and having to appear before a Chinese court.
  • May:  Installation of a huge  oil platform (HD981)  inside Vietnam’s EEZ, 119 nautical miles from the Lý Sơn baseline. The goal – to turn Vietnam’s EEZ into a disputed zone.

The key elements of Peking’s expansionist strategy

  • 1°)  In the expansionist process, ‘going out’ towards the south, Peking began with the closest point: the Paracels archipelago.
  • 2°) From this secure base, Peking begins to take steps towards establishing new bases inside the EEZ of bordering nations which China wants to turn into ‘disputed zones’ with a ‘battering ram’.
  • 3°) China has always taken advantage of the ‘emptiness’ following the departure of other powers (1956, 1974, 1988 and currently) by following a strategy  of threats, military violence and fait accompli.
  • 4°) China has only ever signed international or regional agreements so that it can then violate them. However, China is a signatory of the Charter of the United Nations ‘art. 2.4: ‘All Members shall refrain in their international relations from the threat or use of force against the territorial integrity or political independence of any state…’
  • 5°) A diplomatic strategy of division, refusal to participate in multi-party negotiations, refusal of international arbitration. A strategy supported by a policy of economic incentives and reprisals.

The international community’s responsibilities and debt

  • The French colonial state in a certain way helped An nam to free itself of Chinese influence and retain a large part of its territorial integrity. From another angle, it sometimes forgot and even betrayed the ‘protected’ country for its own short-term interests. The hesitation and wavering fuelled China’s ambitions:
  • “The Paracels could constitute a bargaining chip or be used as compensation as concessions from us on other issues” (Letter dated 20 March 1930 from P. Pasquier Governor General of Indochina to the Minister of Colonies.)
  • Silence from France at the San Francisco Conference in 1951 and after the Chinese invasion of the Paracels in 1974.
  • The Nixon-Kissinger US administration: inaction when the Chinese attacked in 1974. Silence from the nearby 7th fleet.
  • “The USA’s position is not to support Vietnam’s claims to sovereignty over the islands.”  Henry Kissinger. (Foreign relations of the United states 1969-1976; Volume XVIII, China 197361976; Document 66).
  • Neutrality is a fight for the law and justice. This was the lesson of Munich.

The fishermen of Central Vietnam – victims of Chinese aggression

  • A very limited chronology of aggressions (between 2002 and 2013)
  • Around 2000 fishermen victims around and off the coast of the Hoàng Sa archipelago.
  • Approximate total Attacks: several hundred.
  • Fishermen who have been killed or who have ‘disappeared’: 30
  • Fishermen who have been rammed and just saved: 120.
  • Sunk or confiscated fishing boats: approx. 30.
  • Fishermen kidnapped for a ransom in Phú Lâm (for between a few days and a month and a half): approx. 500.
  • Ransoms: around $5000 – 8000 per fishing boat: Amount unknown.
  • Fishing gear systematically destroyed or confiscated: Amount unknown.
  • Fish catches systematically confiscated: Amount unknown.

Don’t Human Rights apply at sea?

Terrorism and human tragedy.

  • Mrs Nguyễn Thị Hào (Bình Châu village, Quảng Ngãi).
  • “I lost my husband and my son when they were fishing in Hoàng Sa in 2008. They disappeared near Bombay  island along with 7 of their fellows. Nine people in all.”
  • Mrs Trương Thị Nhi ( Bình Châu ):“They shot him and killed him.”
  • Mr Nguyễn Thành Đồng ( Bình Châu):“In this region, when a woman loses her husband, the family loses everything”
  • Mr Tiêu Viết Là ( Bình Châu ):“Three of them hit me. I’ve been hurt since and can’t go out to sea. My fishing boat has been confiscated and I have to pay a ransom. I’ve lost everything”.
  • Mr Nguyễn Đặc ( Lý Sơn):“Having just what you need to eat or enjoy prosperity depends on Hoàng Sa”.

 

Conclusion: Compensation?

In April 2014 the Maritime Affairs Tribunal in Shanghai ordered the confiscation of a Japanese shipment to compensate for a war debt dating back to 1936: thirty million dollars for two confiscated boats. The Japanese paid.

How many tens of billions of dollars does China owe Vietnam for forcibly borrowing the Paracels for 40 years, for the lack of economic gains that this represents, for the families of Vietnamese soldiers killed during the annexation of the archipelago, for the thousands of mistreated fishermen who were banned from fishing for decades, for the dozens of fishermen killed, for the dozens of fishing boats sunk and confiscated, and for the hundreds of ransoms paid out? If the damages of this monumental hold-up and its consequences were only measured in terms of money, then the compensation would at least boost Vietnam’s economy for years and get thousands of families, who are still victims of these crimes, out of poverty.

For the Chinese leaders, the only way to get out of this tragedy positively is the opposite of the approach they have chosen to impose: all acts of aggression and incursion need to stop immediately in the maritime and island zone under Vietnamese sovereignty and measures taken to give to Caesar what belongs to Caesar i.e. return Hoàng Sa to Vietnam. Any other approach can only be short-lived and lead China into a painful impasse and peace with it.

Some resources on the fishermen

Video: “Hoàng Sa Vietnam : painfull loss, la meurtrissure” (posted on YouTube)

30 ngày Trung Quốc xâm phạm chủ quyền Việt Nam [VN Express]

[ndlr] Diaporama interactif de VN Express intitulé : “Tableau complet de la situation après 30 jours de tension provoqués par la Chine en Mer de l’Est”.

VNExpress_ToanhCanh30NgayCliquez sur l’image pour accéder au Diaporama (VN Express, 02/06/2014).

Rappel de quelques points clés :

Troubled Waters [South China Morning Post]

[ndlr] Résumé du conflit dans les Paracels à travers la grande carte pédagogique présentée dans le South China Morning Post du 26 mai 2014. Aperçu géopolitique, militaire et économique très utile pour cerner les enjeux de la crise.

SCMP-logo

TroubledWaters

Cliquez deux fois sur la carte pour l’agrandir / © 2014 SCMP Graphic: Adolfo Arranz

Source : South China Morning Post, 26/05/2014.