Archives de catégorie : Articles / Billets

Journée des droits de l’homme, 10 décembre : “Ma voix compte”

[Message de l’ONU] Cette Journée est l’occasion, chaque année, de célébrer les droits de l’homme, de mettre en lumière un problème particulier, et de plaider pour que chaque individu, où qu’il se trouve, puisse exercer pleinement tous ses droits fondamentaux.

Cette année, l’accent sera mis sur les droits de tous les individus – les femmes, les jeunes, les minorités, les personnes handicapées, les autochtones, les personnes pauvres ou marginalisées – afin que leurs voix soient entendues dans la vie publique et prises en compte dans les décisions politiques.

Ces droits fondamentaux – droits à la liberté d’opinion et d’expression, droit de réunion et d’association pacifiques, droit de prendre part aux affaires publiques (articles 19, 20 et 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme) – ont été au cœur des bouleversements historiques survenus dans le monde arabe ces deux dernières années, au cours desquelles des millions de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer le changement. Dans d’autres parties du monde, les « 99 % » se sont exprimés à travers le mouvement mondial des indignés pour protester contre les inégalités économiques, politiques et sociales.

Source : UN

* * *

[ndlr] A l’occasion de cette journée mondiale des organisations vietnamiennes à l’étranger rappellent à travers l’affiche ci-dessous que plus de 258 prisonniers d’opinion connus sont actuellement incarcérés en RSVN. Une campagne se sensibilisation intitulée “Un Million de Cœurs, Une Voix” sous la forme d’une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 128.000 signatures dépassant son objectif initial de 100.000 voix pour la Journée Internationale des Droits de l’Homme le 10 Décembre.

 

Source : Viet Tan, Ngày Quốc Tế Nhân Quyền 2012.

2013-2015 : Un musée canadien à la mémoire des Boat people

Le projet de construction d’un musée dédié à l’histoire des Boat people a été initié par la Fédération des Vietnamiens du Canada (Liên Hội Người Việt Canada) en 2004. L’idée a émergé après la tenue, au mois de décembre cette année là, d’une exposition organisée par cette Fédération pour célébrer le 25e anniversaire de la venue des « 4000 ». Il s’agissait d’un programme de la ville d’Ottawa pour accueillir 4000 réfugiés vietnamiens au Canada en 1979.

 

Le succès de l’exposition a motivé la Fédération de monter le projet du Musée des Boat People (Viện Bảo Tàng Thuyền Nhân) du Canada. Celui-ci a vu le jour un an plus tard en décembre 2005 lorsque la Fédération a commencé ses démarches pour collecter des fonds auprès des communautés vietnamiennes du Canada, des États-Unis, d’Australie et d’Europe pour ce projet. Dans un second temps, la campagne d’action consistait à mobiliser les organismes gouvernementaux au Canada.

Cette première campagne remporta un certain succès permettant aux porteurs du projet d’acheter un terrain de 8000 pieds carrés (env. 743 m2) en plein centre-ville d’Ottawa pour une somme de 600.000 dollars US. La seconde phase de collecte qui s’étendra sur deux ans entre 2013 et 2015, doit permettre de débuter la construction du musée sur cette parcelle de terre. L’idée est de pouvoir achever la construction de l’édifice à la fin de l’année 2015 pour marquer les 40 ans de la chute de Saigon et l’accueil de ces réfugiés en quête de liberté.

Le projet prévoit la construction d’un édifice de trois étages. Le premier étage sera destiné à être louer à des commerces, permettant ainsi d’obtenir des fonds consacrés au budget de fonctionnement du musée. Le deuxième étage disposera d’une salle de réunion, de plusieurs bureaux pour travailler et d’une bibliothèque. Le troisième étage, entièrement consacré à l’exposition, possédera trois galeries.

Sur le plan financier, le projet est estimé à un coût global de 4,3 millions de dollars. Sur cette somme, seul le prix du terrain soit 600 mille dollars, a déjà été payé. Les frais pour la construction de l’édifice sont estimés à 3,5 millions de dollars. Enfin, il faut ajouter environ 200.000 pour l’aménagement et la décoration intérieure. La phase actuelle doit permettre de recueillir des fonds des différends sponsors à hauteur d’un million de dollars.

La réussite du projet repose en effet sur l’importante contribution des Vietnamiens installés au Canada ou aux Etats-Unis. Nombre d’entre eux sont personnellement mobilisés par ce projet étant eux-mêmes d’anciens boat people ou réfugiés du Viêt-Nam communiste comme le souligne le Dr. Lê Duy Cấn, coresponsable du projet :

En réalité, notre espoir de financement repose principalement sur la contribution de la communauté vietnamienne à l’étranger. La communauté vietnamienne à l’étranger, comme nous le savons, regroupe 2,3 millions de personnes. Environ 1,5 million de Vietnamiens sont aux États-Unis, deux cent mille au Canada, plus de deux cent mille en Australie, la plupart étant anciens boat people. Nous espérons que ces personnes qui furent d’anciens boat people ou proches de réfugiés pourront également contribuer à l’édification de ce musée. L’objectif consiste à sauvegarder les faits historiques relatifs à la recherche de la liberté des réfugiés vietnamiens et leur réception dans les pays d’accueil. Le second objectif est de présenter aux populations locales les réalisations que la communauté vietnamienne a apportées à ces pays depuis 1975.

D’autres campagnes pour obtenir des fonds seront organisées à destination des entreprises canadiennes. Bon nombre d’entre elles ont employé des boat people ou des réfugiés vietnamiens par le passé. Ces employés de par leur sérieux et leur efficacité leur ont souvent donné satisfaction.

FG

D’après : RFA, 07/12/2012

Un grand témoin de l’histoire nous a quitté: Nguyen Van Thanh (1921-2012)

[ndlr] Message de Pierre Daum du 4 décembre 2012.

Chers amis

C’est avec beaucoup de tristesse que je vous informe que mon vieil ami

NGUYEN Van Thanh

nous a quitté hier, dimanche 2 décembre. Il avait 91 ans.

Il était l’un des tout derniers anciens travailleurs indochinois encore en vie.

Ceux qui ont lu son merveilleux livre de mémoires, Saïgon Marseille Aller simple (Elytis 2012), savent que Thanh est né le 8 novembre 1921 près de Vinh, au Vietnam. Son père était mandarin, et sa mère descendante de princes et d’empereurs. Engagé en 1939 pour servir comme ouvrier dans les usines d’armement en métropole, Thanh fit partie des 20 000 travailleurs indochinois de la seconde guerre mondiale. En 1942, il ose porter la main sur son commandant français qui le frappait. Avec son cousin Shan, il se retrouve enfermé pendant 3 mois au camp de redressement disciplinaire de Sorgues, dans le Vaucluse. Envoyé en 1943 avec sa compagnie à Lattes, dans l’Hérault, pour travailler à la coopérative vivrière, il fait la connaissance de Juliette, jeune paysanne française de 16 ans. Le couple, qui fêta l’année dernière ses 65 ans de mariage (!) a deux fils, Pierre et Jean-Paul, et de très nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Depuis trois ans, Thanh a participé inlassablement à toutes les actions organisées en hommage aux travailleurs indochinois. Comme par exemple à Saint-Chamas (BdR) le 10 décembre 2011 (voir la vidéo ci-dessous).

Thanh occupe aussi une place importante dans le film de Lam Lê, Công Binh, la longue nuit indochinoise, qui sortira en salle le 30 janvier 2013 (http://www.congbinh.net/)

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Immigrés malgré eux par provencetv

Nous assistons à un hommage rendu aux Travailleurs Indochinois, immigrés malgré eux, qui furent employés à la Poudrerie de Saint-Chamas en Provence de 1939 à 1945. Ce fut un grand moment d’émotion, où fut dévoilée une plaque commémorative et une remise de médailles faite aux anciens ouvriers présents ainsi qu’aux descendants d’ouvriers absents ou disparus.

Pour en savoir plus :

  • Daum, Pierre, « Saïgon-Marseille aller simple : le récit d’une page d’histoire oubliée » [recension d’ouvrage], Mémoires d’Indochine [carnet de séminaire] : https://indomemoires.hypotheses.org/85. Article initialement publié sur Rue 89.

 

L’homme trahi : “Debout” face à l’Etat-Parti sans repentir

De Doi Dien (Faire Face) à Dung Day (Debout) l’expression d’une conscience antitotalitaire

Le père rédemptoriste Chan Tin est décédé à Ho Chi Minh-Ville le 1er décembre 2012. Il laisse derrière lui une longue vie de lutte pour le respect de la personne humaine, pour les libertés fondamentales et les droits de l’homme. Cette lutte acharnée débuta dans les années soixante contre le régime de Saigon. Avec son infatigable compagnon de lutte le père Nguyen Ngoc Lan, il avait rêvé d’un socialisme à visage humain comme beaucoup d’intellectuels du Sud.

 

Pendant la guerre, ces idéalistes pour la plupart affiliés ou sympathisants du FNL n’avaient pas compris la profonde nature du marxisme-léninisme en vigueur au Nord. Celui d’un totalitarisme stalinien bien équipé en matière de contrôle social doté d’une puissance police politique modelée sur la Stasi de la RDA avec son quadrillage urbain, ses hordes de mouchards, ses assassinats silencieux ou ses disparitions inquiétantes.

Il y avait pourtant eu la réforme agraire des années cinquante avec son déferlement de brutalités et de crimes sans nom contre la paysannerie puis la répression des intellectuels du mouvement des revues Humanisme et Belles Œuvres et enfin l’affaire du « révisionnisme antiparti » dans les années soixante, purge à la nord-vietnamienne. En RDVN, les intellectuels restaient depuis dans la ligne de mire de la Sécurité publique. Mais les contestataires de Saigon ne s’imaginaient pas que le communisme de guerre pourrait investir le Sud avec sa loi d’airain et se moquer aussi ouvertement de leurs rêves et espoirs de réconciliation nationale. Etaient-ils pour autant naïfs ? Certes non, mais leur idéalisme les a plongés pendant de longues années dans une forme d’aveuglement : celui de croire que le « mauvais » régime de Saigon, brutal avec ses prisonniers politiques et ses étudiants rebelles, serait remplacé par un « bon » régime aux grandes vertus humanistes. L’avènement de “l’homme nouveau” ne donna à voir que la dégradation de l’être humain. Sa misère éclata au grand jour, misère sociale, politique et intellectuelle engendrant la longue vague des boat people.

Après la « grande victoire de 1975 », Nguyen Ngoc Lan et Chan Tin déchantèrent rapidement. Ce qui se mit en place au Sud balaya d’un trait leurs espoirs de réconciliation nationale. Le Sud fut puni comme un mauvais élève, les citadins furent soumis à la rééducation, subtile politique de terreur, l’économie fut étranglée par la doctrine de « droit de maître collectif » de Lê Duân, les religions furent sévèrement mise au pas et les « réactionnaires » éliminés peu à peu comme au bon vieux temps de 1945-1946. Il ne restait plus qu’à fuir ou à reprendre la lutte. Le père Chan Tin, auréolé de son passé de pourfendeur du régime de Saigon, put reprendre la lutte cette fois-ci contre le nouveau régime. Il restait déterminé à poursuivre son combat pour la démocratie et les droits humains élémentaires de la vie en société. D’abord tolérés par l’Etat-Parti, ses écrits furent rapidement interdits, notamment leur revue Dung Day (Debout) pourtant plutôt en phase avec la révolution préconisée par le régime. Cependant, son franc-parler déplut et ses prises de positions en faveur des libertés religieuses agacèrent. En 1988, il prit parti pour faire reconnaître les martyrs catholiques vietnamiens persécutés au XIXe siècle. Et puis vinrent les sermons d’avril 1990 dans lesquels il demandait au Parti et à l’Etat de “se repentir”, seule porte vers une véritable concorde nationale. Ces différents engagements lui valurent le 16 mai 1990, avec son compagnon de lutte Nguyen Ngoc Lan, d’être « assigné à résidence » pour « propagande contre le régime ». Il était devenu un « réactionnaire » de la pire espèce. Les deux hommes, parfaites figures de l’ennemi intérieur, furent accusés :

De Délit de propagande contre le régime socialiste (Article 82) à savoir de : « Propager des slogans de guerre psychologique, répandre de fausses nouvelles, créer le trouble dans la population et créer, détenir, diffuser des documents, des produits culturels dont le contenu s’oppose au régime socialiste ».

De Délit de sabotage de la politique d’union (Article 81) : c’est-à-dire de « susciter la haine, la discrimination, la division nationale, attenter à l’égalité des communautés des minorités nationales du Viêt Nam ». Un comble pour ceux qui n’avaient de cesse de promouvoir la réconciliation.

De Délit de calomnie (Article 117) : ce qui consiste à « déformer la vérité ou propager des allégations dont on sait clairement qu’elles sont mensongères en vue d’attenter à l’honneur d’autrui ou de lui faire subir un préjudice ». [1]

Cette assignation à résidence loin des siens sonna comme une prise de conscience qui ne le quitta désormais plus. Lors d’une interview réalisée en 1993 après trois ans de résidence surveillée, le père Chan Tin évoqua la trahison de 1975 :

Auparavant, lorsque je luttais pour les droits de l’homme, le Parti communiste s’en réjouissait et me soutenait tout à fait. A cette époque je pensais que la plupart de nos camarades communistes soutenaient notre combat à Saigon, parce qu’ils avaient à coeur la cause de notre peuple et de la personne humaine. Après 1975, alors que nous menions le même combat pour les droits de l’homme, le parti communiste et l’Etat socialiste s’y sont opposés; comme vous avez pu le constater, Nguyên Ngoc Lan et moi-même avons été mis en résidence surveillée. J’ai été exilé à Duyên Hai, appelé aujourd’hui Can Gio. [2]

Il expliquait ce changement d’attitude par l’instrumentalisation de l’opposition sudiste :

Pourquoi ces deux attitudes différentes ? Je les explique ainsi : le Parti communiste et les communistes n’agissent qu’en vue de s’emparer du pouvoir ou de le garder à n’importe quel prix. Le Parti a utilisé notre premier combat pour les droits de l’homme. Il l’a soutenu non pas par humanisme ou à cause des intérêts de la nation, mais parce que, d’une certaine façon, indirectement, il voulait s’appuyer sur nous pour parvenir au pouvoir. [3]

Son interview de 1993 rappelle la conception communiste de l’homme : « un instrument » par lequel on accède au pouvoir, par lequel on s’y maintient et par lequel se réalise la dictature du prolétariat. L’homme nouveau préconisé par le nouveau régime n’est qu’un « instrument », le rouage mécanique d’une énorme machine qui écrase les individus, les diversités, les intelligences avant de les reformater à son image c’est-à-dire pour les rendre inoffensifs, lobotomisés, neutralisés au service de l’Etat-Parti.

En avril 1990, le père Chan Tin avait donc courageusement appelé le Parti et l’Etat vietnamiens à se repentir de leurs fautes dans quatre sermons de Carême. Il espérait alors que le PCV suivrait l’exemple d’autres Partis et Etats communistes en Union soviétique et en Europe de l’Est [4]. Six ans plus tard, le 28 janvier 1996, alors rendu à la liberté depuis trois ans, Chân Tin reconnaissait amèrement : « Au lieu de se repentir et de se corriger, l’Etat s’est enfoncé encore davantage dans la voie de la violence exercée contre les hommes ». Le 4 mai 1998, Chân Tin et Nguyen Ngoc Lan décidèrent de se rendre aux funérailles de Nguyen Van Tran, un célèbre révolutionnaire du PCV au Sud entré en dissidence. Ils furent victimes d’un drôle d’« accident de circulation » à six heures du matin. Les deux hommes sont blessés (le père Chan tin moins gravement que Nguyen Ngoc Lan) mais fortement choqués par cette menace directe à leur intégrité physique pour les dissuader de poursuivre leurs actions.

Depuis les années 2000, le Viêt-Nam est entré dans un processus de modernisation et de développement effrénés accompagné d’une urbanisation intensive et d’une réduction sensible de la pauvreté. Mais les problèmes sociaux et les questions foncières touchant la paysannerie se sont démultipliés engendrant beaucoup de mécontentement. La relative accalmie des années 2000 a désormais laissé place à une nouvelle crispation du régime à la suite des différends avec la Chine (question des frontières maritimes) et des premières manifestations de rues de juin-juillet 2011. Depuis ces événements, les services de la Sécurité publique redoublent de vigilance et ont réactivé leurs “vieilles lunes” contre l’ennemi intérieur.

Kỷ niệm với Cha Chân Tín (Từ trái sang: ông bà Nguyễn Ngọc Lan-Thanh Vân, Cha Chân Tín, bà Quản Mỹ Lan, Hà Sĩ Phu). Source : Bauxite Viêt Nam

Epilogue douloureux. Malgré les multiples appels de Chan Tin pour la démocratie, pour un repentir sincère, pour la liberté religieuse, réitérés régulièrement entre 1990 et 1999, tout reste à faire. La Securitate vietnamienne conserve son efficacité, les dissidents meurent à petit feu dans les geôles de la RSVN, les paroles d’intellectuels bienveillants se sont prudemment effacées de la sphère publique, les blogueurs sont traqués, les jeunes catholiques sociaux d’aujourd’hui qu’il a en héritage ou les empêcheurs de tourner en rond sont physiquement attaqués. Le 1er janvier 2011, Chan Tin se retrouva premier cosignataire de l’Appel du Révérend Nguyen Van Ly (emprisonné à Hue) qui préconise “la dissolution du régime communiste afin d’instaurer un régime démocratique multipartite dans un Viêt-Nam de progrès et de paix”. Le régime de Saigon est tombé grâce à l’action de ces hommes convaincus qu’un monde de concorde et de réconciliation prendrait place avec la fin de la guerre. Ils étaient convaincus mais furent trahis par ceux là même en qui ils avaient placé tant d’espoir. Et depuis, réconciliation et repentir attendent…

François Guillemot, 03/12/2012.

NOTES

[1] “La presse et l’affaire Chan Tin”, Bulletin EDA, n° 90, 01/07/1990.

[2] “Les droits de l’homme au Vietnam : une interview du P. Chan Tin”, Bulletin EDA, n° 161, 16/09/1993.

[3] idem.

[4] “Pour le P. Chân Tin, le Parti communiste et L’Etat ne se sont pas encore repentis”, Bulletin EDA, n° 219,16/04/1996.

 

Pour en savoir plus sur le père Chân Tin, lire :

  • Tôn Thât Manh Tuong, “Chân Tin: A Non-Violent Struggle for Human Rights in Viet Nam”, The Sixties Project, 1994.
  • Do Manh Tri, “Le Père Chân Tin ou le devoir de parole”, EDA, septembre 1993. Sur le blog Dung Lac / Voir aussi Bulletin EDA, n°161, 16/09/1993. Dans les années 1990, la revue Tin Nha éditée en France se fit porte-parole de la dissidence vietnamienne notamment celle des catholiques portée par Chan Tin et Nguyen Ngoc Lan.
  • “Le père Chan Tin fait-il de la politique ?”, Bulletin EDA, n° 99, 16/11/1990.

Disparition du Père Chan Tin, le 1er Décembre 2012

[ndlr] Annonce de la disparition du père Chân Tin par Nguyen Ngoc Giao, Dien Dan Forum. L’article a été publié sur le nouveau site Actualités Vietnam.

Le Père Chan Tin est mort à 16h05,  le 1er Décembre 2012, à l’âge de 92 ans.

C’était un religieux engagé. Durant toute  sa vie il a lutté  pour l’indépendance, la liberté, la démocratie et les droits de l’Homme.

Chan Tin était né le 15 Novembre 1920, dans le village de Van Xuan, district de Huong Tra, province de Thua Thien-Hue. Après avoir prononcé ses premiers vœux chez les Rédemptoristes en 1944, Chan Tin est sacré prêtre en 1949. En 1963, il est nommé directeur de la revue Duc Me (Sainte Mère).

En 1969, avec les prêtres Truong Ba Can, Nguyen Ngoc Lan, d’autres prêtres et des amis progressistes, Chan Tin fonde la revue Doi Dien (Faire Face). Cette revue de qualité devient le porte-drapeau du mouvement urbain du Sud-Vietnam contre l’intervention américaine, contre la dictature du général Nguyen Van Thieu, la corruption et l’injustice sociale.

En 1970, avec les prêtres Nguyen Huy Lich, Nguyen Ngoc Lan et le Professeur Ly Chanh Trung, le Père Chan Tin prend fortement position contre les tortures infligées aux étudiants arrêtés. A la suite de ces protestations, le gouvernement Nguyen Van Thieu doit libérer les étudiants dont le leader Huynh Tan Mam. Le mouvement des étudiants sud-vietnamiens prend alors un essor, sans discontinuer jusqu’à la fin de la guerre.

Source : sachxua.net

Chan Tin devient une figure de proue de la « troisième composante », présidant le Comité pour la libération des prisonniers politiques, luttant pour l’application de l’Accord de Paris (1).

Au lendemain de la libération de Saigon en 1975, Chan Tin et la « gauche catholique » servent avec efficacité de pont entre le pouvoir communiste et l’Eglise catholique du Sud, notamment Mgr Nguyen Van Binh, archevêque de Saigon. La « lune de miel » commence bien : sa revue Doi Dien et le journal Tin Sang (dirigé par le député catholique Ngo Cong Duc) obtiennent tout de suite l’autorisation de reparaitre. C’est en fait une décision prise par Tran Bach Dang, responsable de l’information et de la propagande du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire ; décision fortement condamnée par Le Duc Tho, l’homme fort du Bureau Politique.

La revue du père Chan Tin cesse définitivement de paraitre  en 1978, deux ans plus tard, c’est au tour du quotidien Tin Sang : l’échec de la politique gauchiste en matière économique, l’isolement du Vietnam face au blocus sino-américain renforcent chez la vieille garde du Parti Communiste Vietnamien, la peur du spectre catholique apparu dans la lointaine Pologne (création de Solidarnosc, impact de l’élection de Jean-Paul II).

Le « divorce » du groupe du Père Chan Tin (et de son ami Nguyen Ngoc Lan, marié entretemps) avec le régime, s’est doublé du conflit fratricide avec le groupe du père Truong Ba Can (également rédemptoriste) qui dirige la revue « Cong giao va Dan toc » (Catholicisme et Nation) soupçonnée d’être trop proche du pouvoir.

Une période de détente, ouverte en 1986 avec la Doi Moi (politique du Renouveau), n’a pas duré au-delà de l’été 1989 (massacre de Tiananmen, élections libres en Pologne). En mai 1990, Chan Tin et Nguyen Ngoc Lan  sont « assignés à résidence » pour « propagande contre le régime », le premier loin de Saigon, le second à domicile.

Le père Chan Tin, libéré en 1993, continue d’être objet de pressions, voire de violences (il a été passablement blessé lors d’un accident simulé par la police en 1998 lorsqu’il se rendait aux obsèques de Nguyen Van Tran, vétéran communiste).

Par ses écrits et ses homélies, le prêtre rédemptoriste a continué, jusqu’à la fin de sa vie, de s’engager pour la démocratisation du pays, pour le respect des libertés et des droits de l’Homme.

Par Nguyen Ngoc Giao

NOTES

(1)  Le 27 janvier 1973, l’Accord “sur la cessation de la guerre et le rétablissement de la paix”  est  signé à Paris entre les Etats-Unis, la République Démocratique du Vietnam (RDV), la République du Sud Vietnam et le Gouvernement Révolutionnaire Provisoire (GRP) de la République  du Sud  Vietnam (anciennement Front National de Libération). Il met fin à 10 années de guerre entre les Etats-Unis et le Vietnam. L’accord prévoit, dans son volet militaire, le retrait des forces américaines dans un délai de 60 jours et l’échange des prisonniers. Sur le plan politique, les deux “parties sud-vietnamiennes” (Saigon et GRP) s’engagent à parvenir à une solution politique par la formation d’un gouvernement “de concorde et de réconciliation nationales” tripartite (incluant la “troisième composante”). Si les troupes américaines ont pu partir dans l’ordre, avec les pilotes et GIs américains détenus par la RDV et le GRP, le règlement politique n’a jamais vu le jour, Saigon refusant tout compromis avec le GRP et réprimant férocement la troisième composante. Washington soutient à fond l’attitude de Saigon, car à ses yeux, l’arrivée des “communistes” au pouvoir à Saigon par des élections libres est “mille fois pire” que leur arrivée par les tanks. Washington ne veut absolument pas d’un deuxième Allende (le premier va par ailleurs être renversé et tué en septembre de la même année 1973). Les tanks “communistes” sont donc arrivés le 30 avril 75.

Les négociateurs sont Lê Duc Tho pour la République Démocratique du Vietnam et Henry Kissinger pour les Etats Unis. Ils recevront le prix Nobel de la Paix en 1973, mais Lê Duc Tho le refusera.

Source : Actualités Vietnam

Cette information en vietnamien sur RFA :

Chúng tôi vừa nhận được tin linh mục Stephano Chân Tín đã qua đời vào chiều hôm nay tại nhà thờ Kỳ Đồng thuộc Dòng Chúa Cứu Thế Sài Gòn. Linh mục  Stephano Chân Tín được bổ nhiệm làm Giám Ðốc Nguyệt San Ðức Mẹ vào năm 1963. Năm 1969 Linh mục Chân Tín đứng ra thành lập tạp chí Đối Diện, một tờ báo có khuynh hướng chính trị chống lại chính phủ thời bấy giờ và kêu gọi tẩy chay tham nhũng cũng như tranh đấu cho những bất công xã hội. Ông là một Linh mục rất nổi tiếng vì có lập trường chính trị của người được coi là thuộc thành phần thứ ba không theo cũng như không ủng hộ phe nào trong thời kỳ trước năm 1975.

Lire la suite : Radio Free Asia, 01/12/2012

  • Voir aussi l’interview : “Đầu năm phỏng vấn linh mục Chân Tín về Giáo hội và Đất nước”, Nữ Vương Công Lý, 14/02/2012

Nguyễn Triệu Luật (1903-1946) : Le père du roman historique vietnamien, réédité au Viêt Nam

Nhà văn Nguyễn Triệu Luật

[ndlr] En hommage à Janine Gillon*, décédée subitement à la fin du mois de septembre 2012, nous reproduisons ci-après avec l’autorisation du CID Vietnam l’article qu’elle avait consacré à l’écrivain Nguyen Trieu Luat (1903-1946) dont les œuvres ont été rééditées à Hanoi. La réhabilitation récente de cet écrivain nationaliste affilié au VNQDD s’est illustrée par un colloque organisé à Hanoi le 23 août 2012.

 

En décembre dernier, notre fidèle ami Huu Ngoc, a fait don au CID – Vietnam d’un ouvrage publié récemment à Hanoi : la compilation par Nguyên Triêu Can, des romans historiques de son père Nguyên Triêu Luât (1) : huit romans situés sous les dynasties des Lê et des Ly, écrits et publiés avant la Révolution de 1945, qui ont connu un immense succès auprès des lecteurs vietnamiens, ceux qu’on appelait alors, les annamites.

Selon notre ami, Nguyên Triêu Luât, est considéré comme le père du roman historique vietnamien ; il était grand amateur de littérature française, il se réclamait d’Alexandre Dumas et de… Sacha Guitry, dans sa volonté de « raconter » l’Histoire (avec une H majuscule) en l’émaillant de détails romanesques amusants et piquants, qui en rendraient la lecture plus légère, plus plaisante. La petite histoire, pour enseigner la grande, en quelque sorte. Mais la situation des romans dans une époque lointaine permettait aussi à cet auteur, profondément patriote, de faire passer dans ses textes, sans craindre la censure, une pensée qui aurait pu paraître parfois… impertinente, au regard de l’occupant français.

Les lecteurs annamites ne s’y sont pas trompés, qui ont dévoré les romans de Nguyên Triêu Luât et l’ont considéré un peu comme leur Alexandre Dumas. Sa notoriété a été telle qu’une rue de Saïgon a longtemps porté son nom. Mais sans doute aussi, éprouvaient-ils une grande admiration pour l’auteur lui-même et sa propre histoire, l’histoire de sa vie, qui elle aussi, s’est inscrite dans l’Histoire comme un roman. Nguyên Triêu Luât était en effet un ami de Nguyên Thai Hoc et il a participé avec lui, au soulèvement de Yen Bai. Nous savons comment ont fini Nguyên Thai Hoc et douze de ses compagnons (2), tandis que Nguyên Triêu Luât, lui, a échappé à l’échafaud. Il a « seulement » été condamné à plusieurs années d’incarcération, et c’est à sa sortie de prison, qu’il s’est fait connaître par ses romans historiques. Parallèlement, pour gagner sa vie, il enseignait la littérature vietnamienne dans des écoles privées. Toujours militant nationaliste, il a été emprisonné par les français une seconde fois, et n’a été libéré qu’au moment du coup de force des japonais en mars 1945. Ensuite, hélas ! On perd sa trace. Il a « disparu »… assassiné dit-on, mais par qui ? où ? comment pourquoi ? Diverses rumeurs ont couru, mais le mystère demeure…

Aujourd’hui, son fils, Nguyên Triêu Can, qui est instituteur, a eu à cœur de faire revivre cet écrivain trop tôt disparu, trop vite oublié, en faisant publier à Hanoi, une compilation des huit romans de son père. Il a su convaincre de généreux Hanoïens, ainsi que le  Fonds culturel suédois pour le Vietnam,  de financer la réédition de ces ouvrages, qui naguère avaient connu un grand succès.

Nous français, ne pouvons que nous féliciter de cette entreprise, car à travers l’œuvre d’un écrivain vietnamien, de la période coloniale, nous pouvons percevoir non seulement combien la littérature française a été déterminante pour l’histoire de la littérature vietnamienne, mais aussi combien les intellectuels de cette génération, même s’ils étaient, comme Nguyên Triêu Luât, de farouches opposants au gouvernement français, ont été de grands admirateurs de notre littérature qui les a beaucoup inspirés. Si, à travers les romans de Nguyên Triêu Luât, les jeunes vietnamiens du 21ème siècle découvrent une tranche de leur Histoire, ils découvriront aussi entre les lignes, l’influence de la littérature française sur la littérature de leur patrie. Et cette influence si importante, fait aussi partie de leur Histoire.

Devant cette évidence, je me prends à rêver : si seulement les jeunes français d’aujourd’hui pouvaient à leur tour, découvrir cette partie de l’Histoire vietnamienne (qui est aussi un peu de leur Histoire) autrement qu’avec des noms de victoires, de défaites, de batailles et de généraux… Il faudrait pour cela qu’ils puissent lire en français les œuvres de Nguyên Triêu Luât… Il faudrait que des français vietnamophones aient le courage de tenter cette aventure… il faudrait que la France qui subventionne généreusement la traduction en vietnamien de livres français, ait l’intelligence d’encourager cette aventure… Une belle aventure, de compréhension mutuelle, d’amour et de paix. Et de littérature !

* Janine Gillon était la vice-Présidente du Centre d’Information et de Documentation sur le Vietnam contemporain (CID Vietnam), traductrice d’œuvres vietnamiennes parues aux éditions de l’Aube (Ho Anh Thai, Nguyen Khac Truong, Nguyen Quang Thieu, Vu Bao) et connue pour ses chroniques littéraires dans Etudes Vietnamiennes, la revue culturelle dirigée par Huu Ngoc et éditée à Hanoi. Elle est décédée le 30 septembre 2012 à l’âge de 80 ans.

(1) Nguyen Trieu Can. Tieu thuyêt lich su cua Nguyen Trieu Luat. Hanoi, NXB Khoa Hoc, 2011.
(2) « Viet Nam ! Viet Nam ! Viet Nam ! Treize fois, je l’entendis ce cri, devant la guillotine de Yên Bai. Les treize condamnés à mort l’avaient proféré l’un après l’autre, à deux mètres de l’échafaud. » Louis Roubaud. La tragédie Indochinoise. Paris, Éd. L’Harmattan, 2010.

Janine GILLON
Paris, Septembre 2012

Source : CID Vietnam

Pour en savoir plus sur cet auteur, voir :

  • Hà An, “Nguyễn Triệu Luật – người viết tiểu thuyết lịch sử bị quên lãng”, VN Express, 25/08/2012.
  • Lại Nguyên Ân, “Góp thêm một vài ý kiến xung quanh việc tiếp cận di sản văn học của Nguyễn Triệu Luật (1903-1946)”, Viet Studies, 12/08/2012.
  • Nguyễn Triệu Luật – cây bút tiểu thuyết lịch sử xuất sắc của nền tiểu thuyết Việt Nam hiếm có người so sánh, Bauxite Viêt Nam, 26/08/2012.

 

Retrouvez les autres chroniques de Janine Gillon sur CID Vietnam.

 

Les relations spéciales Vietnam-Laos sont “inébranlables”

[ndlr] C’est sous cet adage officiel que sont célébrées en cette année 2012 les “relations spéciales” entre le Viêt-Nam (RSVN) et le Laos (RDPL). Les deux Etats communistes qui partagent bien des points de vue sur les plans politiques, militaires et économiques vont célébrer le 2 décembre prochain, jour de la Fête nationale de la RDPL, leur 35ème anniversaire d’amitié et de coopération et un demi-siècle de relations diplomatiques. Ces célébrations interviennent dans un contexte de développement économique accru par des investissements massifs chinois. Voici quelques extraits de la prose officielle de l’Agence vietnamienne d’information (AVI) parus en novembre 2012 sur le site Vietnam +

  • AVI, Célébration de la Fête nationale du Laos à HCM-Ville, 29/11/2012.

Le président de l’Association d’amitié Vietnam-Laos de Hô Chi Minh-Ville, Phan Xuân Biên, a souligné les relations d’amitié, de solidarité spéciale et de coopération intégrale Vietnam-Laos.

Jeudi à Hô Chi Minh-Ville, l’Union des organisations d’amitié et l’Association d’amitié Vietnam-Laos de la ville ont organisé la célébration de la 37e Fête nationale du Laos (2 décembre).

Phan Xuân Biên a précisé que ces relations d’abord cultivées par le Président Hô Chi Minh et les Présidents Kaysone Phomvihane et Souphanouvong, ont été développées et renforcées par les générations successives de dirigeants et de révolutionnaires, ainsi que par les peuples vietnamiens et laotiens. Elles sont devenues depuis le bien inestimable de ces deux nations.

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  • AVI, Les relations spéciales Vietnam-Laos sont “inébranlables”, 28/11/2012.

Les relations spéciales entre le Vietnam et le Laos sont inébranlables, a affirmé le secrétaire général du Parti populaire révolutionnaire du Laos (PPRL) et président laotien, Chummaly Saynhasone.

En recevant mardi à Vientiane l’ambassadeur vietnamien Ta Minh Chau, venu le saluer au terme de son mandat au Laos, Chummaly Saynhasone s’est mis d’accord avec son jugement que les relations Vietnam-Laos se développent de plus en plus efficacement et s’approfondissent.

Il a également pris en haute estime les contributions de l’ambassade du Vietnam et de son ambassadeur au renforcement des relations multiformes entre les deux pays avant de demander qu’ils fassent de leur mieux pour intensifier les relations spéciales entre les deux pays.

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  • AVI, La Fête nationale du Laos en haut de l’affiche à Hanoi, 27/11/2012.

L’Union des organisations d’amitié du Vietnam et l’Association d’amitié Vietnam-Laos ont organisé mardi à Hanoi une cérémonie en l’honneur du 37e anniversaire de la Fête nationale du Laos (2 décembre).

Le vice-président de l’Association d’amitié Vietnam-Laos, Nguyên Huy Quang, a souligné les diverses activités organisées dans les deux pays à l’occasion de l’Année de l’amitié et de la solidarité Vietnam-Laos, Laos-Vietnam 2012.

Il a insisté sur les deux meetings en l’honneur du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques Vietnam-Laos et du 35e du Traité d’amitié et de coopération ont été solennellement organisés simultanément le 18 juillet dernier dans les deux capitales.

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  • AVI, Pleins feux sur l’Année de la solidarité et de l’amitié Laos-Vietnam, 27/11/2012.

Un programme bilan de l’Année de la solidarité et de l’amitié Laos-Vietnam et Vietnam-Laos 2012 sera organisé en décembre au Laos.

Selon le secrétaire du Comité central (CC) et président de la Commission de propagande et d’entraînement du CC du Parti populaire révolutionnaire du Laos (PPRL), Cheuang Sombounkhan, l’Année de la solidarité et de l’amitié Laos-Vietnam et Vietnam-Laos 2012 se clôturera par deux grands évènements qui auront lieu le 12 décembre dans la commune de Sepon, province de Savannakhet (Laos).

Un meeting destiné à faire revivre la tradition et le bilan du concours sur l’histoire des relations spéciales Vietnam-Laos aura lieu le 12 décembre prochain avec la participation de 2.000 délégués.

A cette occasion, ils pourront visiter des sites historiques, ainsi qu’apprécier un programme artistique présenté par des artistes vietnamiens et laotiens, outre des feux d’artifice.

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  • AVI, Vietnam-Laos : échange d’expériences dans l’édification du Parti, 13/11/2012.

Un colloque scientifique sur la ”Théorie et pratique dans les tâches d’organisation et d’édification du Parti” a eu lieu mardi dans la ville de Dong Hoi, province de Quang Binh (Centre), sous les auspices des Commissions de l’organisation du Comité central du Parti communiste du Vietnam (PCV) et du Parti populaire révolutionnaire du Laos (PPRL).

Les délégués ont écouté 14 interventions sur les tâches d’édification du Parti en cette nouvelle période comme sur la valorisation de la démocratie au sein du Parti, la critique et l’auto-critique, les expériences de la valorisation de la démocratie de base, l’édification et le renforcement des organisations de base du Parti en zone rurale, les expériences d’édification de telles organisations en synergie avec le développement socioéconomique, la formation de femmes cadres dont celles issues d’ethnies minoritaires, de jeunes cadres, l’emploi des cadres après leur formation, la politique au regard des cadres, des fonctionnaires…

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  • AVI, Vietnam-Laos: la solidarité dans le combat des armées se perpétuent, 09/11/2012.

Les ministères de la Défense du Vietnam et du Laos ont organisé vendredi à Vientiane un colloque sur les relations entre les deux armées pendant les périodes de guerre à l’occasion du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques et du 35e anniversaire du Traité d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Portant sur le thème “La solidarité et l’alliance spéciales dans le combat des armées des deux pays : réalité et leçons dégagées”, ce colloque a vu la présence du général Douangchay Phichit, ministre laotien de la Défense, de Chueang Sombounkhan, président du Comité de la propagande et de la formation du Comité central du Parti populaire révolutionnaire du Laos, et du général Nguyen Thanh Cung, vice-ministre vietnamien de la Défense.

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  • AVI, Entre Vietnam et Laos, une solidarité à toute épreuve, 05/11/2012.

Les ministères de la Défense du Vietnam et du Laos ont présenté lundi à la presse à Vientiane un colloque sur la solidarité spéciale dans la lutte entre les deux armées pendant les années de guerre.

Le colloque s’est focalisé sur la politique de solidarité, d’alliance spéciales entre les deux pays, motivée par la réalité objective de l’Histoire, et affirmé la juste direction des Partis, gouvernements et ministères de la Défense des deux pays en la matière.

Vietnamiens et Laotiens ont souligné l’esprit de lutte, la volonté, l’énergie, la créativité prodigieuse, les difficultés et les sacrifices des forces armées et des peuples des deux pays durant 30 années de résistance.

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  • AVI, AN: Vietnam et Laos renforcent leur coopération, 02/11/2012.
La vice-présidente de l’Assemblée nationale (AN) du Vietnam, Tong Thi Phong, a reçu vendredi à Hanoi une délégation du Bureau de l’AN du Laos, conduite par son chef, Unkeo Vuthilat, en visite de travail au Vietnam.

Tong Thi Phong a affirmé que les dirigeants de l’AN du Vietnam favorisaient toujours le déploiement des programmes de coopération entre les deux Bureaux des deux AN.

Les deux parties ont accordé ces derniers temps la priorité à la coopération dans l’éducation et la formation des cadres, le partage d’expériences et l’organisation d’échanges entre le personnel des deux Bureaux, et ont avancé des propositions aux dirigeants de ces deux organes législatifs, contribuant à approfondir la coopération et à renforcer l’amitié, a déclaré Tong Thi Phong.

Saluant la signature du nouvel accord de coopération entre les deux bureaux des AN, elle s’est déclarée convaincue qu’avec le soutien des dirigeants des AN des deux pays, les liens de coopération entre les deux AN et leurs Bureaux se consolideraient et se développeraient, pour être dignes des relations spéciales entre les deux Partis, les deux Etats et les deux peuples.

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  • En complément lire : Bruno Philip (Vientiane – Envoyé spécial), “Bousculé par une modernisation brutale, le Laos communiste sort de sa torpeur”, Le Monde, 03/11/2012.