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Pavillons nationaux cambodgiens – National Flags of Cambodia

[ndlr] En soutien de la séance 2, présentation des pavillons nationaux cambodgiens de l’indépendance à aujourd’hui. On s’interrogera sur la symbolique du temple d’Angkor.

cambodianflagsIllustration extraite de Cambodge actuel : chronologie 1953-1987, Saint-Maur-des-Fossés, Aide au développement de l’éducation cambodgienne, 1988 (dos de couv.).

L’image du temple d’Angkor à trois ou cinq tours sur les drapeaux cambodgiens royalistes, républicains ou communistes “emblème de puissance” ? (Cf. Benedict Anderson, L’imaginaire national, Paris, La Découverte / Poche, 2002, p. 164).

fnlpk_81_fevrier1988La revue du Front National de Libération du Peuple Khmer éditée à Paris sur laquelle apparaît le drapeau national (n° 81, février 1988).

Le drapeau actuel (officialisé depuis 1993 et utilisé pendant la période sihanoukiste 1948-1970).

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CNRP lawmakers hold a Cambodian flag in front of Border Post 203 in Svay Rieng’s Kampong Ro district during a visit to the Cambodia-Vietnam border last year © Vireak Mai
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Hun Sen pays his respects to the Cambodian flag at the newly opened memorial to former King Norodom Sihanouk, Oct. 15, 2013 © RFA

Image “à la une” : Angkor Wat, the front side of the main complex, photographed in the late afternoon (by Bjørn Christian Tørrissen / Wikimedia), 25/11/2005.

Vietnam Afrique Antilles – Histoires oubliées, mémoire vive [5 octobre 2016]

[ndlr] Annonce d’une soirée cinéma et débat au Musée d’histoire de l’immigration dans le cadre des “Mercredis du film ethnographique”. Projection d’extraits suivie d’une discussion.

documentaire_afriquevietnamAprès la guerre d’Indochine, des soldats africains et antillais engagés au service de la France regagnent leur contrée d’origine avec femmes vietnamiennes et enfants. De leurs unions nouées en temps de conflit sont issues des familles mixtes marquées par la déchirure, partagées entre Hanoi et d’autres lieux de résidence géographiques. De Dakar à Cotonou via Le Robert et Morne-Rouge en Martinique, acteurs et descendants de ces rencontres interculturelles s’interrogent aujourd’hui.

Trois documentaires racontent cette histoire silencieuse dont la mémoires reste vive : “Si loin du Vietnam” de Laurence Gavron, “Héritiers du Vietnam” d’Arlette Pacquit, “Indochine, sur les traces d’une mère” de d’Idrissou Mora Kpaï…

Avec la participation de Wasis Diop (musique), Laurence Gavron (cinéaste), Jean-Charles Germany (cinéaste), Mai Lan Ndoye-Olive (anthropologie intercultrurelle), Pap Mbodj (producteur), Céline Roisier.

Séance animée par Brice Ahounou (Mercredis du Film ethnographique)

Entrée libre

Mercredi 5 octobre 2016 à 19h

Auditorium Philippe Dewitte, Palais de la Porte Dorée

Musée de l’histoire de l’immigration, 293 avenue Daumesnil 75012 Paris – Métro : Porte Dorée.

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Voir également : Projection du film : SI LOIN DU VIETNAM mercredi 5 octobre à 19 h au Musée de l’immigration

Image “à la une” extraite de “Si loin du Vietnam” de Laurence Gavron.

The Indochinese Refugee Movement and the Launch of Canada’s Private Sponsorship Program

[ndlr] Signalement d’un numéro spécial sur l’Indochine dans Refuge,  la Revue canadienne sur les réfugiés (Vol. 32, n° 2). Tous les articles sont téléchargeables en PDF.

refugevol-32no-2_uneCliquer sur l’image pour accéder à la revue

Introduction

Michael J. Molloy, James C. Simeon

Articles

Priscilla Koh
Anh Ngo
Anna N. Vu, Vic Satzewich
Michael Casasola
Robert C. Batarseh
Shauna Labman
Giovanna Roma

Book Reviews

Vincent K. Her
Diana M. Dean
Judy Ledgerwood
Antje Missbach
Amar Wahab
Alexandra Kent
 Print Copy
Refuge 32.2 (Special Issue) Print Copy

Image “à la une” : A Vietnamese mother and her children wade across a river, fleeing a bombing raid on Qui Nhon by United States aircraft on Sept. 7, 1965 © Kyoichi Sawada—Bettmann/Corbis

La fabrique de la Guerre froide [épisodes sur l’Indochine]

[ndlr] La série “La fabrique de la Guerre froide”1 consacre des épisodes à la révolution et la guerre d’indépendance du Viêt-Nam. Avec Céline Marangé, chercheuse à l’Institut de Recherches stratégiques de l’École militaire, Ministère français de la Défense (épisodes 9, 15, 35, 37) et Jenny Raflik, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise (épisode 42).  

Après la capitulation du Japon, le Vietminh marche sur Hanoï contre la reprise en main des autorités coloniales française sur l’Indochine. Le 19 août, l’empereur du Vietnam Bao Daï lui-même, formé et placé par les autorités coloniales demande à la radio au gouvernement d’accorder l’indépendance.

Fin de la seconde guerre mondiale l’empire français est contesté dans ses colonies d’Indochine et notamment au Vietnam. Une conférence de négociation, entre le gouvernement français et une délégation de la nouvelle République démocratique du Vietnam, est organisée à Fontainebleau.

1949, rencontre Mao Tsetung-Staline, la République populaire de Chine est proclamé. Mao incarne la victoire possible du communisme en Asie. Sa rencontre avec Staline lui réserve quelques déceptions…

Au début de l’année 1950, Ho Chi Minh soutenu par la nouvelle Chine communiste part clandestinement pour Moscou afin de négocier l’aide soviétique dans sa guerre contre le pouvoir colonial français.

Le 7 mai 1954, signe la fin de la bataille de Dien Bien Phu et dans son sillage celle de la Guerre d’Indochine qui opposait le Vietminh.

Image “à la une” : le 2 septembre 1945 à Hanoi, Ho Chi Minh déclare l’indépendance du Viêt-Nam et la fondation de la République Démocratique du Viêt-Nam © DR

  1. Une série d’Anaïs Kien, chercheuse en Sciences humaines, productrice à France Culture (La Fabrique de l’histoire) []

Séminaire “Mémoires d’Indochine” 2016 : Séance 2

Année universitaire 2016-2017 / Master Asie Orientale Contemporaine (ASIOC) / Semestre 1

ENS de Lyon / Sciences Po Lyon

Mémoires d’Indochine :

Imaginaires nationaux : de l’empire colonial aux états-nations d’aujourd’hui

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Carte du Dai Nam (circa 1830) sous l’empereur Minh Mang © 2016 Goscha / Penguin Books

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Identité, espace, symboles et emblèmes nationaux

Séance 2 : mardi 4 octobre 2016

Cette séance poursuivra l’investigation sur les problématiques d’espaces et d’identités en péninsule indochinoise en mobilisant les cartes. La constitution de l’espace vietnamien à travers la “marche vers le Sud” puis son extension vers l’Ouest seront questionnés. A partir d’une recherche documentaire nous irons à la découverte des symboles étatiques et ethniques (hymnes et drapeaux) de la période coloniale (protectorats et colonie de l’Indochine française) à la constitution des états-nations indépendants.

Sources mobilisées :

  • ABDOUL-CARIME, Nasir, « Note sur l’identité communautaire khmère, une approche historique et une relecture socio-politique », Péninsule, n° 50, 2005 (1), pp. 41-57.
  • GIBBS, Jason, « The Music of the State: Vietnam’s Quest for a National Anthem », Journal of Vietnamese Studies,
  • Cartes à l’appui extraites de Christopher GOSCHA, The Penguin History of Modern Vietnam, London, Allen Lane, Penguin Books, 2016, pp. xi-xx.

Maurice Percheron (1891-1963)

[ndlr] Rappel biographique succinct sur Maurice Percheron.

mauricepercheronA la fois biologiste et ingénieur, président du groupe d’Études C. G. Jung de Paris, le Dr Maurice Percheron a su joindre une érudition jamais à défaut à l’observation passionnée de la vie. Grand voyageur, il totalise près de vingt ans de séjour en Extrême-Orient. En Chine comme en Indonésie, en Thaïlande comme en Indochine, en Mongolie, aux Philippines, c’est à l’existence quotidienne dans les champs, la rue, les monastères que, depuis trente-sept ans, il s’est mêlé pour mieux la confronter avec les études des spécialistes universitaires.

Son œuvre est considérable et elle est la vie même. Les trois tomes de son Invisible Asie constituent la fresque la plus nette qui ait jamais été tracée de l’Inde, du Nippon et de l’Indonésie. Ses études sur le Bouddha et le bouddhisme font autorité. Historien des grands conquérants de l’Asie, il a également donné de saisissants portraits de Gengis Khan et d’Attila et il prépare un Tamerlan.

Nul aussi bien que Maurice Percheron poursuivi l’âme asienne dans ses plus secrets méandres, dans ses plus profondes métamorphoses. Dans Magie, rites et mystères d’Asie, le grand humaniste évoque une fois de plus, avec un rare bonheur, ce monde oriental où la raison n’est pas forcément le meilleur moyen de saisir la réalité et où la réalité n’est pas toujours ce qu’appréhendent nos sens.

Extrait de : Magie, rites et mystères d’Asie (Paris, Del Duca, 1962), un ouvrage dédicacé à Paul Mus.

On complétera cet aperçu promotionnel par la longue notice en ligne “Maurice Percheron” rédigée par Henri Thyssens sur le site dédié à l’éditeur collaborationniste Robert Denoël (une notice à charge dans la seconde partie consacrée à l’assassinat de l’éditeur le 2 décembre 1945).

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Aperçu bibliographique des ouvrages de Maurice Percheron sur l’Asie [extrait de la notice Thyssens]

  • L’Indochine moderne. Librairie de France, 1931 (en collaboration avec Eugène Teston) [réimpression en 1932]
  • La Tragédie du Pacifique. Japon… Amérique… URSS ? Bossuet, 1934
  • La Chine. Nathan, 1935 [réimpressions en 1936, 1937, 1941, 1946, 1952]
  • Contes et légendes d’Indochine. Nathan, 1935 [réimpressions en 1947, 1950, 1955]
  • L’Inde. Nathan, 1936 (en collaboration avec M.-R. Percheron-Teston) [réimpressions en 1938, 1941, 1947, 1951]
  • Tour d’Asie. Denoël et Steele, 1936
  • La Légende héroïque du Japon. Editions de l’Ecureuil, 1938 [réimpression en 1940]
  • L’Indochine. Nathan, 1939 (en collaboration avec M.-R. Percheron-Teston) [réimpressions en 1946, 1948]
  • Récits mythologiques de l’Inde. Editions de l’Ecureuil, 1942  [réimpression en 1955]
  • Sur le chemin des dieux. Portraits japonais, Denoël, 1942
  • Intermèdes chinois. Denoël, 1944
  • Les Conquérants d’Asie. Payot, 1950 [réimpression en 1951]
  • Dieux et démons, lamas et sorciers de Mongolie. Denoël, 1953 [« Le Triptyque mongol », 1]
  • Le Bouddha et le bouddhisme. Editions du Seuil, 1954
  • Sur les pas de Gengis Khan. Del Duca, 1956
  • La Vie merveilleuse du Bouddha. Del Duca, 1956
  • Le Sortilège indonésien. Imprimerie Hénon, 1959
  • Légendes épiques de l’Inde. Editions de l’Ecureuil, 1960
  • Temples, hommes et dieux de l’Inde. Del Duca, 1960 [« L’Invisible Asie », 1]
  • Temples, fleurs et héros du Nippon. Del Duca, 1960 [« L’Invisible Asie », 2]
  • Temples, volcans et esprits de l’Indonésie. Del Duca, 1960 [« L’Invisible Asie », 3]
  • La Vie légendaire de Bouddha. Ides et Calendes, 1961 [extrait de Le Bouddha et le bouddhisme, 1956]
  • Les Grandes Époques de l’Inde. Éditions de l’Ecureuil, 1962
  • Gengis Khan. Éditions du Seuil, 1962
  • Magie, rites et mystères d’Asie. Del Duca, 1962
  • Sur les pas d’Attila. Del Duca, 1962.

Séminaire “Mémoires d’Indochine” 2016 : Séance 1

Année universitaire 2016-2017 / Master Asie Orientale Contemporaine (ASIOC) / Semestre 1

ENS de Lyon / Sciences Po Lyon

Mémoires d’Indochine :

Imaginaires nationaux :

de l’empire colonial aux états-nations d’aujourd’hui

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Illustration extraite de M. Percheron, Contes et légendes d’Indochine (Fernand Nathan, 1947).

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Mythes et génies fondateurs

Séance 1 : mardi 27 septembre 2016

La première séance de ce séminaire est une invitation au voyage, une plongée dans l’univers des contes des trois pays de la péninsule indochinoise. Notre choix s’est porté sur les contes et légendes à portée historique ou cosmologique. Ils serviront de point d’appui pour engager la discussion sur les imaginaires nationaux du Cambodge, du Laos et du Viêt-Nam. Au préalable, nous introduirons les enjeux généraux du séminaire en abordant successivement la question de l’espace indochinois, celle des identités plurielles, la rencontre stimulante entre mémoire, société et histoire ainsi que la question de la place grandissante des antagonismes mémoriels dans l’espace public. Les contes sélectionnés seront envisagés comme l’ébauche d’une écriture de soi collective.

Sources mobilisées :

  • Duong Dinh Khuê, La littérature populaire vietnamienne, Saigon, 1968. Réédité en fac-similé par les éditions Thanh-Long (Bruxelles, 1976). Voir le chapitre IX : Contes instructifs, pp. 159-179.
  • Hoc Dy Khing, Contes et légendes du pays khmer, Paris, Sudestasie / Conseil international de la langue française, 1989. Voir “Légende du temple d’Angkor Wat“, en ligne sur Khmet Network (texte en bas de la page).
  • Monod, G. H., Contes khmers, Paris, Centre de documentation et de recherche sur la civilisation khmère, 1985. Voir “Sdēch Kmēng, le Roi-Enfant”, pp. 249-297 + Glossaire et notes, pp. 298-303.
  • Percheron, Maurice, Contes et légendes d’Indochine, Paris, Fernand Nathan, 1947. Voir les contes : “Iyang, le pêcheur qui devint roi (Conte pnong)” pp. 95-118 ; “La création du monde (Histoire du peuple miao)” pp. 145-153 ; “Le lac de l’Épée rendue (Conte historique tonkinois)” pp. 165-174.
  • Phinith, Savèng (trad.), Contes et légendes du pays lao, Paris, Agence de coopération culturelle et technique / Conseil international de la langue française, 1986. Voir le chapitre “Origines légendaires”, pp. 18-24.

 

En complément de cette séance, l’article de Chivallon Christine, « Retour sur la “communauté imaginée” d’Anderson.  Essai de clarification théorique d’une notion restée floue », Raisons politiques 3/2007 (n° 27), p. 131-172 . URL : www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2007-3-page-131.htm.

 

Image “à la une” : ill. dos de couv. M. Percheron, Contes et légendes d’Indochine (Fernand Nathan, 1947).