Archives de catégorie : Signalements

Malay Phcar : Une enfance en enfer – Cambodge, 17 avril 1975 – 8 mars 1980 [2005]

« J’ai écrit ce livre pour témoigner de l’horreur du régime khmer rouge en espérant que la folie des hommes ne les conduirait plus jamais à de telles extrémités. »

Le 17 avril 1945, les Khmers rouges prennent Phnom Penh et donnent l’ordre insensé d’évacuer ses trois millions d’habitants. Pour Malay Phcar, qui vivait dans la capitale cambodgienne une enfance heureuse avec ses huit frères et sœurs, commence le long exode vers la « rééducation rurale ». Sur la route jonchée de cadavres qui le mène en exil avec sa famille et des centaines de milliers d’autres, il comprend mal ce qui est en train de se passer : il n’a que neuf ans. L’exode est long, épuisant. Les Phcar sont déplacés de village en village, à pieds ou dans des wagons à bestiaux.

En route, ils sont séparés de la sœur aînée, la préférée de Malay. Dans le village ou la famille est finalement assignée, commence une progressive descente aux enfers. Malay découvre le manque d’hygiène, la famine, le mépris affiché des Khmers rouges pour la vie humaine ; il voit les liens sociaux se désagréger devant la misère et les morts successives. Une seule obsession chasse toutes les autres : manger pour survivre. Bientôt, la maladie et l’épuisement lui enlèvent son père et sa mère. Il est ensuite séparé de ses frères. Envoyé en camp de travail, il lutte jour après jour pour survivre à ce régime barbare.

Ce que Malay ignore alors, c’est que le système, miné de l’intérieur, est en totale déliquescence. Bientôt, l’armée vietnamienne vient chasser les Khmers rouges, apportant au jeune garçon et à ses deux petits frères survivants l’espoir incrédule de la liberté.Pourtant, c’est un autre exil aveugle, dans lequel leur plus jeune frère disparaîtra, qui attend les survivants, car le pays est livré aux combats. Un exil qui continuera à mener Malay de camp en camp, vers les restes d’une famille qui le rejette, puis vers une Thaïlande qui repousse les Cambodgiens affamés. Malay réussit pourtant à entrer en Thaïlande, et là, ce sont finalement les retrouvailles avec la sœur disparue et le départ pour la France et la liberté. La fin d’une errance de quatre ans, qui aura décimé quasiment toute sa famille et fait de son enfance un enfer. [Présentation de l’éditeur]

Source : Robert Laffont

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Malay Phcar est né en 1964 dans une famille cultivée, chrétienne, particulièrement exposée à la répression des Khmers rouges suite à la prise de Phnom Penh, au Cambodge, en 1975. Dans ce témoignage bouleversant, il raconte son enfance saccagée par les révolutionnaires : c’est en effet à l’âge de neuf ans qu’il est déporté avec toute sa famille dans un camp de “rééducation rurale”. A la clé, la perte de ses proches, la famine, le travail forcé, la maladie, l’épuisement, la solitude, la déshumanisation, le désespoir et la folie… Cruel destin pour un enfant habité d’une extraordinaire force, celle qui lui permettra de survivre et de ne pas définitivement sombrer. Le lecteur sera ici frappé par l’émotion qui se dégage de la voix de celui qui raconte son enfance en enfer, jusqu’en 1980, année où Malay viendra se réfugier en France en compagnie d’un frère et d’une sœur rescapés. Une enfance en enfer est le deuxième livre de Malay Phcar, après L’Enfer khmer rouge (duquel Olivier Weber a tiré un documentaire, Retour au Cambodge, où Malay joue son propre personnage).[avis de la FNAC]

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Extraits :

“On a marché toute la journée. Enfin, je ne sais pas si on appelle cela marcher. On avance comme on peut dans une cohue incroyable (…). Soudain, j’aperçois quelqu’un qui dort dans la vase. Je trouve ça curieux et je le montre à Naron (…). Naron me répond qu’il ne dort pas, il est mort.  Il est mort ? J’appelle maman (…).  Je scrute le lit du fleuve. Il y en a d’autres, qu’on ne voit pas tout de suite. Des corps parfois recroquevillés, parfois avec la tête qui pend en arrière, à moitié recouverts de boue séchée. Je me demande pourquoi il y a tous ces morts et pourquoi on marche ainsi, pourquoi tous les habitants de la ville doivent partir (….)”.

“Au début, je ne comprenais pas pourquoi maman s’intéressait au nombre de corbeaux dans le ciel. En fait, c’était un nom de code pour désigner les Khmers Rouges. Depuis, on les appelle tous ainsi. Luc m’a expliqué tout bas, à l’oreille, qu’il faut se méfier des espions, les schlop, ces petits mouchards qui écoutent les conversations. Ils vont ensuite dénoncer les gens aux Khmers Rouges qui viennent alors les arrêter (…).

Phong Sithean a été dénoncé. On se regarde tous. Qui a pu faire une chose pareille ? (…).

En fin d’après-midi, une dizaine d’hommes et de femmes en noir sont venus perquisitionner les maisons. Ils ont rassemblés sur la place les sacs de riz qu’ils ont trouvés et les ont emportés. Nous sommes tous des traîtres (…). On va mourir de faim “.

Source : voyagesmillebornes

Réf. : Phcar, Malay, Une enfance en enfer : Cambodge, 17 avril 1975-8 mars 1980, Paris, J’ai Lu, Robert Laffont, cop. 2005, 282 p. (réédition en poche de 2007)

Expériences de rééducation au Laos (RDPL)

[ndlr] Les mémoires sur l’histoire contemporaine du Laos sont suffisamment rares pour être signalés. Ces dernières années, trois récits d’anciens prisonniers (et rescapés) des camps de rééducation en République démocratique populaire lao (RDPL) ont été publiés en langue anglaise. Nous remercions notre collègue Vatthana Pholsena pour nous avoir indiquer l’existence de ces ouvrages dont le plus riche est celui de Bousang Khamkeo publié en 2006 mentionné dans la bibliographie du séminaire.

  • Bounsang Khamkeo, I Little Slave. Washington: Eastern Washington University Press, 2006.

Raised in the hierarchical society of traditional Laos, Bounsang Khamkeo earned his doctorate in political science in France and returned home in 1973 to a country in political chaos in the wake of the Vietnam War. He worked for the government until 1981 before being imprisoned by the communist Pathet Lao government after running afoul of a politically ambitious boss. I Little Slave is the account of his seven-year struggle in prison to stay alive and keep sane in spite of harsh physical privation and endless psychological abuse. Khamkeo’s story is a moving and important one at a time when political oppression and crimes against human rights are on the rise throughout the world.

  • Khamphanh Thammakhanty, Get to the Trunk, Destroy the Roots: The Fall from Monarchy to Socialism. Portland, 2004, publication à compte d’auteur.

The book covers five topics. From the introduction: A brief history of Laos; the political maneuvering during the last two years prior to the overthrow of the Lao royalty and the fall of its rightist government; the dispatch of prisoners to the various concentration camps; the direct and indirect forms of punishment imposed on the defeated Lao people; additional information on daily life at Sop Hao Prison.

  • Nakhonkham Bouphanouvong, Sixteen years in the Land of Death: Revolution and Reeducation in Laos. Bangkok: White Lotus, 2003.

Sixteen Years in the Land of Death: Revolution and Reeducation in Laos, is the account of the life of Nakhonkham Bouphanouvong, a Lao man who survived incarceration from 1975 to 1991 in the communist run reeducation camps located in the province of Huaphan in northeastern Laos. During that time he suffered through hard labor, torture and near starvation along with many other high-ranking Royal Lao government and army officials, many of whom did not live to tell of their own experience. Prior to his imprisonment Nakhonkham endured three decades of civil war in Laos. He left the capital city of Vientiane and his life as a student behind in 1945 to join the nationalistic Lao Issara movement where he worked as a soldier, propagandist and writer through the 1950’s. Nakhonkham later witnessed the Lao Issara’s transformation in eastern Laos into a full-fledged communist revolution. Not convinced by the communist rhetoric, he left to join the Neutralist faction formed in the early 1960’s. With the Neutralist’s demise not long after its formation, Nakhonkham found it necessary to join the Royal Lao Government where he worked as an editor for several publications and eventually became a high-ranking police officer in Vientiane. Having come full circle, by 1975 Nakhonkham found himself on, the losing side of the civil war and lived in Laos as a political prisoner until emigrating to the United States in 1992.

Souscription : Michelin au Viêt-Nam – Une histoire sociale (1925-1940)

[Message d’Eric Panthou du 29/11/2012]

Cette étude établit le particularisme de ces plantations, particularisme par la généralisation précoce des méthodes d’organisation du travail inspirées de Taylor et génératrices de pressions et violences sur les ouvriers, particularisme par la fréquence et la gravité des incidents entre direction et ouvriers, par la méconnaissance des mœurs des ouvriers de la part de cette même direction, par les conflits importants qu’ont noué les dirigeants avec les autres planteurs…

Cet ouvrage dévoile un pan inconnu de l’histoire sociale d’une entreprise qui à la même époque voyait vantée en métropole une politique paternaliste qui visait d’abord à lier toujours plus les ouvriers à leur employeur…

Cette publication est le fruit de deux ans de travail et de recherches dans différents centres d’archives et s’appuyant sur des documents issus aussi bien des archives publics en France et au Viêt-Nam que sur des documents issus des archives Michelin, ce qui fonde une partie de son intérêt tant il est difficile aux chercheurs de recourir habituellement à ces ressources internes. Il s’appuie en outre sur une bibliographie de plus de 200 titres aussi bien en français qu’en anglais.

La première partie de l’ouvrage est la traduction du témoignage d’un coolie, parue en 1961 pour la première fois au Viêt-Nam, sur les conditions de vie et de travail extrêmement difficiles sur l’une des plantations Michelin et les efforts d’organisation des ouvriers pour se soulever. Michelin a considéré qu’il suffisait de dépenses importantes dans le domaine sanitaire (hôpital et drainage pour réduire le fléaux du paludisme – 18% d’ouvriers morts en 1927 sur l’une de ses plantations !) pour obtenir la paix sociale et des rendements élevés. Mais à côté, il a délaissé l’habitat, ne connaissait pas les mœurs et coutumes des coolies, et considérait toute protestation comme émanant des communistes donc non entendable.

Tout cela a contribué à ce que les autorités soient de plus en plus critiques à son égard comme en témoigne l’extrait du rapport du Gouverneur de Cochinchine qui figure dans le documentation ci-joint [voir illustration plus bas] et qui en dit plus que de longs développements par un militant communiste comme Tran Tu Binh hier ou un historien aujourd’hui…

Les éléments présentés et analysés constituent un rappel précieux au moment où certains entendent défendre «le rôle positif de la présence française outre-mer» et où il est de plus en plus difficile à Michelin de faire taire les protestations contre sa politique d’implantation d’une nouvelle usine en Inde, implantation ayant nécessité qu’une forêt utilisée depuis des siècles par un village d’Intouchables ait été rasée et ses gens laissés sans ressource.

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Présentation de l’éditeur

Dans l’histoire de la domination française en Indochine, l’exploitation de l’hévéa demeure le symbole de l’expansion économique de la région qui a fait la fortune de nombreux colons et de grandes sociétés. Parmi elles, Michelin. Mais la culture de l’hévéa marque aussi une des périodes les plus noires du colonialisme par le traitement infligé au prolétariat indigène venu travailler là.

Or, les plantations Michelin sont, aussi bien dans la presse et les rapports des autorités de l’époque que dans la mémoire du peuple vietnamien, l’un des lieux emblématiques de cette exploitation. C’est à la découverte d’un pan méconnu de l’histoire sociale du géant du pneu à laquelle cet ouvrage vous invite à travers un témoignage militant puis une étude historique à caractère universitaire.

D’abord, Phu-Riêng, la Rouge : récit d’une révolte en 1930, par Tran Tu Binh. Paru en 1965 au Viêt-nam, ce témoignage très fort d’un coolie recruté entre 1927 à 1930 sur la plantation Michelin de Phu-Riêng décrit la dureté des conditions de vie et de travail, la violence quotidienne de l’encadrement français et les efforts des ouvriers pour s’organiser et finalement se révolter sous la direction des communistes. C’est le récit le plus célèbre sur la condition sociale dans les plantations et aussi celui jugé le plus fiable par les historiens Traduction de Carola Kaufmann et Jacques Joubert, de l’UPC 63.

Puis, Aux sources du particularisme des plantations Michelin au Viêt-Nam, de leur origine à 1939, par Éric Panthou. S’appuyant sur des sources nombreuses dont plusieurs issues des archives Michelin, l’auteur présente l’originalité de ces plantations. Ici, la direction clermontoise a voulu transposer ses méthodes de travail sans tenir compte du milieu et des hommes : méconnaissance des moeurs des ouvriers, organisation scientifique du travail inspirée de Taylor, hausse constante des rendements, pressions sur l’encadrement génératrices de violences sur les ouvriers, volonté de se démarquer des autres planteurs… En dépit des dépenses importantes réalisées dans le domaine sanitaire, tous ces éléments ont fait des concessions Michelin, des plantations à part, bientôt confrontées à la critique des autorités, et à l’émergence de luttes ouvrières historiques. Le lecteur croisera aussi la figure d’Alexandre Varenne, Gouverneur de l’Indochine au moment même où Michelin obtient ses immenses concessions…

Les auteurs
Tran Tu Binh (1907-1967), fut condamné à 5 ans de prison pour avoir dirigé la grève de la plantation de Phu-Riêng . Il devint ensuite un haut cadre militaire et politique du Nord Viêt-Nam communiste.

Prix Maitron pour son mémoire sur L’Année 1936 dans le Puy-de-Dôme, Éric Panthou est bibliothécaire. Diplômé de 3° Cycle en Histoire, il est l’auteur de plusieurs études sur Michelin et l’histoire sociale du Puy-de-Dôme.

Présentation de l’ouvrage + table des matières : SouscriptionPlantationMichelin

 

Tran Tu Binh (1907-1967)

 

 

East Asian History back issues online

[ndlr] Annonce concernant les anciens numéros de la revue australienne East Asia History désormais en ligne et téléchargeables en pdf.

Dear Subscribers and Colleagues,

It is with pleasure that my co-editor, Professor Remco Breuker, and I announce that all back issues of East Asian History are now freely available online. Please go to http://www.eastasianhistory.org/archive

Regards

Dr Benjamin Penny
Co-editor, East Asian History
Deputy Director
Australian Centre on China in the World
The Australian National University

 

Charles Keith: Catholic Vietnam – A Church from Empire to Nation

In this important new study, Charles Keith explores the complex position of the Catholic Church in modern Vietnamese history.

By demonstrating how French colonial rule allowed for the transformation of Catholic missions in Vietnam into broad and powerful economic and institutional structures, Keith discovers the ways race defined ecclesiastical and cultural prestige and control of resources and institutional authority. This, along with colonial rule itself, created a culture of religious life in which relationships between Vietnamese Catholics and European missionaries were less equal and more fractious than ever before. However, the colonial era also brought unprecedented ties between Vietnam and the transnational institutions and culture of global Catholicism, as Vatican reforms to create an independent national Church helped Vietnamese Catholics to reimagine and redefine their relationships to both missionary Catholicism and to colonial rule itself. Much like the myriad revolutionary ideologies and struggles in the name of the Vietnamese nation, this revolution in Vietnamese Catholic life was ultimately ambiguous, even contradictory: it established the foundations for an independent national Church, but it also polarized the place of the new Church in post-colonial Vietnamese politics and society and produced deep divisions between Vietnamese Catholics themselves.

Charles Keith is Assistant Professor of History at Michigan State University.

Source : University of California Press

Réf. : Keith, Charles, Catholic Vietnam: A Church from Empire to Nation, Berkeley – Los Angeles – London, University of California Press, [coll.] From Indochina to Vietnam: Revolution and War in a Global Perspective, 2012, 333 p.

Thank you to Charles Keith who informed us of his new publication.

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Book reviews from the inside flap

“In this richly documented and judiciously argued book, Charles Keith has crafted a engaging account of what it was like to be Catholic in nineteenth- and twentieth-century Vietnam. He provides what no other scholar has: a nuanced and complex history of the political discord, social uncertainties, and spiritual aspirations that shaped Catholicism for millions of Vietnamese from the beginning of French colonial rule to the first years of national independence. Intelligent, detailed, and compelling, Catholic Vietnam is an important book.” (J. P. Daughton, author of An Empire Divided: Religion, Republicanism, and the Making of French Colonialism, 1880-1914).

“In Catholic Vietnam, Charles Keith challenges a deeply entrenched body of flawed conventional wisdom about the modern history of Vietnamese Catholicism. Free from the biases and tendentious assumptions that distorted scholarship on the topic during the Vietnam War era and armed with a massive arsenal of difficult-to-access primary sources in French and Vietnamese, Keith provides the most thorough and even-handed historical treatment currently available of the Vietnamese Catholic community under French rule, while telling a gripping story about a fascinating but neglected political and cultural process that he calls Catholic ‘decolonization.’ Beautifully written, exhaustively researched, and persuasively argued, Catholic Vietnam sets a new standard within the field.” (Peter Zinoman, author of The Colonial Bastille: A History of Imprisonment in Vietnam, 1862-1940).

“In this nuanced, wide-ranging, and lively account, Charles Keith establishes how Vietnamese Catholics positioned themselves and were perceived over time. Challenging binary and orthodox narratives, Keith’s meticulously researched book successfully interrogates and ultimately debunks notions of Catholicism’s inherent foreignness to Vietnam. Catholic Vietnam provides very important and timely contributions to the histories of Vietnam, of religion, and of French colonialism.” (Eric T. Jennings, author of Imperial Heights: Dalat and the Making and Undoing of French Indochina).

Aperçu Google Books

Kim Thuy : Adieu Saïgon

[ndlr] Retour sur le petit ouvrage de Kim Thuy paru en 2011 en France et au Canada. Interview mise en ligne par le  9 février 2011. A travers Ru, Kim Thuy invite le lecteur à “visiter un univers”, celui du Saigon de 1975, de l’exil en bateau et des réfugiés vietnamiens accueillis au Québec. Le reportage est suivi de la vidéo promotionnelle du livre puis d’un entretien en anglais sur son parcours.

Kim Thuy est l’invitée du JT6H de TV5Monde pour son livre “Ru” (Editions Liana Levi), un ouvrage largement inspiré de son exceptionnel destin. Plus qu’un simple témoignage, “Ru” est l’hymne à la vie et à la joie d’une femme de son temps pour qui l’exil est une chance.

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Ru de Kim Thuy

C’est au Québec et plus précisément à Montréal, que nous vous emmenons sur WebTV Culture, où à l’occasion du salon du livre nous avons rencontré Kim Thúy. Et ici, au Québec, Kim Thúy est devenue un phénomène littéraire.

« Boat people », ayant fui le Vietnam avec sa famille lorsqu’elle était enfant, Kim Thúy a débarqué ici au Québec il y a une trentaine d’années, et de ce parcours de réfugiée, elle a fait le thème de son premier roman, Ru, publié en France aux éditions Liana Levi.

Récompensé par de nombreux prix, Ru est un petit bijou où la souffrance se transforme en poésie, où la magie d’une rencontre et d’un sourire redonne l’espoir. Avec ce premier roman à l’écriture délicate, Kim Thúy à conquis le public québécois, et en France aussi le succès est au rendez vous. Ru, le premier roman de Kim Thúy est publié en France aux éditions Liana Lévi. Kim Thúy est avec nous sur Web TV Culture.

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Kim Thuy on writing Ru and the Immigrant Experience

Kim Thuy talks about writing Ru and her memories of an unforgettable journey from a palatial residence in Saigon to a crowded and muddy Malaysian refugee camp, and onward to a new life in Quebec. She discusses the embrace she felt from her new community, and revels in her family’s chance to be part of the American Dream. (Publiée le 7 mars 2012)

Robson & Yee: France and Indochina – Cultural Representations [2005]

At the intersection of literary, cultural, and postcolonial studies, this volume looks at French perceptions of ‘Indochina’ as they are conveyed through a variety of media including cinema, literature, art, and historical or anthropological writings. The volume is long awaited, as France’s memory of ‘Indochina’ is understudied compared to its relationship with its former colonies in West and North Africa. The book has contemporary urgency as the makeup of France’s immigrant population changes and grows to include Vietnamese, Cambodian, and Laotian populations.

Kathryn Robson is lecturer in the School of Modern Languages, University of Newcastle, United Kingdom. Jennifer Yee is lecturer at the University of Oxford (Christ Church).

Réf. : Robson, Kathryn & Yee, Jennifer (eds), France and Indochina: Cultural Representations, Lanham, Lexington Books, 2005, xvi-237 p.

Aperçu Google Books

Table des matières : Library of Congress catalog

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This outstanding collection combines contributions from established scholars of Francophone South-East Asia with the work of some of the most talented and original new researchers in the field. The volume explores the representation and reality of colonial Indochina and also offers an introduction to some of the most innovative Francophone writers and filmmakers of the contemporary Indochinese diaspora. By pairing rigorous historical inquiry with original cultural, literary and theoretical analyses, the essays collected here reveal the complex, ambivalent connections linking France and Indochina, as well as the postcolonial legacies of the contacts and conflicts on which these connections depend. (Charles Forsdick, University of Liverpool) – source : Amazon